Dernier mois au Maroc avant …

13 bougies d’Eugénie

Nous avons fête les 13 ans d’Eugenie à l’Eden Wed, food et beach club, resto de plage à Bouznika entre Casa et Rabat, Re-désigné et géré par Marion et Stephane, cousins de Serge. Petit paradis de bord de mer, nous avons assisté à l’ouverture et divers travaux de mise en place. Bravo à tous les deux et surtout bon vent pour la saison…C’est Super…Pour ses 13 ans, Eugenie reçoit en cadeau un cours d’initiation de surf offert par cousine Marion, aussitôt dit, aussitôt fait … voici nos deux gazelles équipées de combinaison de grenouille a l’assaut de la droite de l’Atlantique !

Bob et les gazelles à l'initiation Surf

Eugenie en grenouille

Coachées par Bob, rasta man couleur locale, nos 2 filles sont revenues, enchantées et épuisées, il faut ramer..  C’est un succès et le virus Surf est né ! Après avoir soufflé les bougies d’Eugenie, nous prenons la route pour une deuxième expé dans le désert, direction Merzouga

 

En  chemin, nous avons vécu des belles rencontres comme celle du « Dimanche Berbère » : Apres avoir longuement roulé, notre bivouac du samedi soir s’installe au milieu de nulle part, un peu avant le  » belvédère d’Ito », endroit connu pour sa vue magnifique vue sur les paysages du Moyen-atlas. Nous quittons la route pour nous enfoncer encore plus loin dans ces paysages magnifiques.Apres une bonne nuit et un bon petit déjeuner, nous décidons en famille de partir courir à travers cette belle campagne… Au bout de 20 minutes de course, nous sommes interpellés par de nombreux bras, nous faisant des signes… Forcement nous nous approchons et c’est là que commence ce que les enfants ont appellé « un dimanche berbère » Nous sommes donc invités pour le traditionnel « thé à la menthe » En rentrant à l’intérieur, nous n’imaginions pas la suite !

Le dimanche berbère, la maitresse des lieux

Dans la salle des hommes

Bonne bouille, dans la salle des hommes

Les hôtes nous font comprendre que les hommes vont dans une pièce et les femmes dans une autre, pas de problème, nous obtempérons , Serge et Gus d’un côté, les filles de l’autre côté avec femmes et enfants.

Safa et sa maman

Assis confortablement par terre sur tapis et coussins dans le dos, nous buvons notre thé, quand une des femmes de la maison soulève un coin du tapis à 1m50 de nous, sous le tapis, sous un drap à l’abri des mouches, elle nous montre fièrement, Safa : Petite fille de 4 jours emmaillotée de bandelettes, un vrai petit Jésus sous une couverture. Nous comprenons à ses yeux la fierté de cette jeune maman et de son premier enfant.

La famille proche déjà nombreuse, nous fait comprendre que c’est jour de fête et que nous devons partager avec eux cet heureux événement, nous acceptons après avoir consulter le clan masculin dans l’autre pièce

Peu a peu, les invités arrivent, à pied, à dos d’âne, nous sommes dans la campagne et au sein d’une famille berbère, les femmes habillées et bijoutées sont resplendissantes, dans nos échanges je constate qu’elles rient beaucoup, je ne comprends pas tout, mais quelle joie, quelle gaieté. Avec leur accord, je fais quelques photos de cet événement, Serge fera la même chose dans la pièce des hommes, lui est entouré d’un ou 2 imans qui chantent et prient pour la fête en l’honneur de Safa.

Dans la pièce des femmes

Lorsque les invités sont tous là, après un deuxième thé à la menthe et diverses spécialités, le repas va commencer… Les hommes mangeront en premier, les femmes après…

Au menu, ragout de mouton aux olives suivi d’un couscous au poulet, puis d’une orange en dessert.

Le repas des femmes

Le couscous

La salle masculine est donc servie en premier par des hommes assurant le service, les femmes en cuisine n’entrent pas dans la pièce des hommes. Il est 16 heures, les femmes vont pouvoir enfin manger, il a fallu user de ruses pour faire patienter les estomacs affamés des enfants ! Le repas était délicieux, nous avons mangé avec les doigts, assis par terre au milieu de ces femmes dans une humeur joyeuse.                  C’était long, mais c’était chouette nous ont dit les enfants, c’est un dimanche berbère …

Nous avons finalisé ce dimanche en proposant d’immortaliser la fête en prenant une photo de famille, notre proposition est acceptée à condition de photographier les hommes, puis les femmes… 20 minutes plus tard, nous leur offrons une série de photos que nous avons imprimé dans le camion, bousculade des enfants et des adultes curieux, une photo est déchirée, c’est le drame, une petite fille prend une gifle par le vieux grand père. Heureusement, cette belle fête se termine bien, nous quittons cette famille le coeur gros : ils n’ont rien et ils donnent tout…                                                                                                                            Belle leçon de vie et partage!

Jolie frimousse

Photo de famille du dimanche berbère

Dimanche berbère, les femmes

Sur le chemin du retour, nous jouons au Taxi couleur local, nous chargeons une bonne partie de la famille dans Fourzitou, la fête continue encore un peu, nous déposons tout le monde à Azrou et refusons les invitations multiples des membres de la famille. C’est la fin du « Dimanche berbère » quelle belle journée ! nous dit Josephine, ce fut l’unanimité pour le Teamboulot !

Nous reprenons notre route pour l’expé désert en direction de Midelt, où nous avons passé plus de temps que prévu. La rencontre de Samir, nous a permis de découvrir un atelier de broderie et de tissage autrefois tenu par des soeurs franciscaines. Le travail de ces femmes marocaines est impressionnant, environ 8 mois pour la réalisation d’une nappe au point de Fès, c’est somptueux.

Broderie au point de Fès

Juste à côté de cet atelier se trouve « Le monastère de l’Atlas », qui est la renaissance du monastère de Tibherine en Algérie. Des frères et notamment les deux rescapés du massacre de Tibherine y vivent. Le film « Des hommes et des Dieux » avec Lambert Wilson et Michael Lonsdale, retracent leur histoire, c’était déjà très émouvant et très beau en film, alors en live… Nous avons pu échanger quelques mots….          Aujourd’hui seul frère Luc est vivant , il a 87 ans, finira certainement sa vie ici. Nous avons pu assister aux Vêpres avec eux… Que d’émotions et d’échanges, belle rencontre!

Nous prenons du retard sur notre « timing », peu importe, nous privilégions ces échanges, de rencontres en rencontres qui nous amènent là ou nous avions décidé de ne pas nous arrêter.                                      Halte à Mibladen, réputée pour ses minéraux et fossiles ou nous bivouaquons a cote des anciennes mines de plomb autrefois exploitées par les Français à l’époque du protectorat et bien après.                         Barik, nous conduit a vélo, jusqu’à Abi V, bivouac de rêve au milieu de ces mines, encore exploitées de façon individuelle par des mineurs sans équipement, sur des parois vertigineuses.

le trou d'Abi V

Abi V

Mineur à la recherche de plomb

C’est l’occasion pour Gustave d’aller gratter et explorer les trous, à la recherche de fossiles et pierres précieuses, il y passe des heures. Fourzitou se remplit rapidement de plomb, de vanadinite, d’azurite , de cérusite, de Sebtaria et autres fossiles… Notre explorateur est comblé.

Gus dans son filon, heureux...

Echange et achats de pierres precieuses...

LA Pierre qui bourre Fourzytou...

Route vers Er-Rachidia, après les gorges du Ziz, halte aux sources d’eau chaude (50°) où les filles iront se mêler au Hamman local armées de 2 seaux que nous louont à l’entrée. Josephine est heureuse, c’est la tambouille des gamelles, un peu chaud, un peu froid, on se mouille, on frotte, on rince et on recommence indéfiniment. Véritable lieu de vie et de rencontre, les femmes se frottent les unes, les autres, prennent le temps, discutent, rigolent, se passent du henné… Il y en  a qui dorment sur les bancs toutes habillées.     Joli moment de vie des femmes, nous ressortons impeccables et propres.

Erfoud, puis Merzouga, les dunes de l’erg Cherbi, beaucoup d’hôtels, de 4×4, quelle agitation… Dans ce désert, nous décidons de contourner l’erg pour pouvoir être tranquille, apres avoir atteint Merdani, notre bivouac s’installe. Une précision, Caroline au volant nous offre notre premier plantage dans le sable : Pas grand chose, quelques coups de pelle et dégonflage des pneus et 4zi2 est sorti de çe mauvais pas. A la nuit tombe, le kanoun en route pour les grillades, nous voyons arriver un homme avec un plateau et le thé : Mais d’où sortit-il celui là ? C’est Kadah, gardien d’un camp à 3 dunes de nous, cela fait plus de 10 jours qu’il n’a vu personne : Alors quand il nous a entendu arrviver, il a mis l’eau à chauffer. Il nous accompagnera gentiment pendant les 3 jours où nous resterons à Merdani, montrant aux enfants les poissons des sables, nous faisant découvrir des oasis cachés et partageant nos repas. Les nuits à la pleine lune ont été des moments forts : fraicheur relative de la nuit mais surtout un ciel extraordinaire. Le thermomètre monte nous atteignons 39°, la clim est en panne (Un playmobil est tombé dans la ventilation) et le vent de sable se lève… Apres avoir dormi à la belle étoile, marché sur les dunes pour atteindre l’oasis voisin et s’être lavé a l’eau fraîche du puits, nous rebroussons chemin.

Campement nomade dans l'oasis

En route pour l'oasis a Merdani

Poisson de sable

Le vrai, le faux, l'homme bleu.

L'avez vous reconnu ?

Eugènie, fille du désert

Campement derrière les dunes de Merzouga, pas de touristes de ce coté!

A 6 dans Fourzytou, 39°, toutes fenêtres fermées à cause du vent de sable et sans climatisation, nous n’avons pas eu le courage de continuer la piste prévue sur 300 km environ. Retour Erfoud, Rissani, Tinejdad (visite de khettaras) système d’irrigation le plus ancien au monde, faites par une succession de puits profond jusqu’à 25 mètres, autrefois exploités par les familles de bédouins, nomades ou berbères.

Kètharas dans le désert

Halte à Tineghir, petite réparation sur Fourzitou faite par un mécano qui soude et repeint une attache garde-boue en deux heures. Rencontre de Jamil et sa famille, avant de prendre la piste entre les gorges du Todra et du Dades, falaises vertigineuses et sources.

La vue depuis chez Jamil-gorges du Todra

vallée du Todra

Les gorges du Todra

65 km de pistes de montagnes que nous avons faites en deux jours avec un bivouac au milieu. Les guides annonçaient cette piste comme « mauvaise piste avec 4×4 vivement recommandé », nous confirmons cette expérience de pistes de montagnes avec orages et routes déviés avec obligation de passer dans le lit de l’oued, dévers épouvantables et l’arrière de Fourzytou qui ripe sur la boue. Nous ne sommes pas fiers, le stress monte, les enfants ne bronchent plus, il faut que ça passe…

Lacets route gorges du Dadès

La tortue du Dadès

Grillades sous la pluie

La seule rencontre au cours de cette piste !

C’est passé ! Au nom de quel stress ! Fourzytou passe partout !                                                              Nous voulions tester l’engin, c’est chose faite, le réservoir eaux usées tient avec des sangles, le reste est toujours là, mais cela gigote beaucoup à l’arrière!

Nous faisons une halte à El Jadida pendant 5 jours sur le parking de l’hôtel Pullman Golf Resort, ou nous profitons de la belle piscine, pendant que Serge exécute une mission OCP. Quel changement, nous sommes dans un autre monde, paradis pour golfeurs européens, loin de ce que nous avons vécu auparavant.            5 jours façon Club Med nous suffisent, nous repartons vers l’authenticité… Direction Oualidia.

Plouf à Pullman Beach Resort

Visite de sa magnifique lagune, réputée pour ses huitres, nous restons plusieurs jours sur la plage des pécheurs, achats de poissons sur les bateaux et grillades sur la plage, Younes notre grilleur attitré, nous grillera ; soles, gambas, araignée de mer, homard, langoustes… Un vrai régal !

Retour de pêche

Criée et négociations sur le bateau

Younès, grilleur sur la plage de Oualidia

Puis nous sommes encore descendu vers le sud, profitons des plages notamment à Tafedna ou nous avons refais du surf, avec plus ou moins de succès

Pas encore très élégant, et pas très longtemps !!

Adèle c'est mieux

Puis nous sommes allés à Essaouira et son fameux vent dont nous avons bien profité! Ville très touristique avec du charme.

Les enfants à la plage

Arrivant à la fin de notre séjour au Maroc, nous sommes remontés, en Europe pour une autre aventure. Nous changeons complètement de style puisque nous allons faire en quelques mois 20 000km, traverser des pays où nous ne comprendrons rien, les échanges seront très limités: Nous allons en Mongolie!! Nous testons un autre mode de voyage, une autre expérience.

Bises à tous,

Le teamboulot.

 

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4 Responses to Dernier mois au Maroc avant …

  1. Bucephale says:

    Bravo pour cette magnifique découverte du Maroc.
    Je voudrais attirer votre attention, migrateurs que vous êtes. Il est trop tard pour aller en Mongolie, la saison est passée…
    Pour info lisez ce blog de voyageurs , surtout la fin de cette page
    http://famillenomade.free.fr/dotclear/index.php?category/KAZAKHSTAN-2%C3%A8me-S%C3%A9jour

    Mais il y a tellement de façon d’aller en Mongolie!
    Bon voyage.
    Marc

  2. Jean Luc says:

    magique
    superbe photo, on s’y croirait. alors la suite c’est quoi?
    jluc

  3. pailleux Lionel says:

    Bonjour les amis, un gros bisou d’Aix les Bains où je pass le we du 15 aout avec Anne Laure. Je vous espère en pleine forme. Tout semble bien se passer. Vos photos sont trés belles et les visages des enfants respirent le bonheur. Je vous souhaite bonne route pour la suite et attend le prochain reportage photos avec impatience.
    Ici tout va bien. Nous avons repris le travail aprés 3 semaine de vacances en Corse tous les 7.
    Nous profitons du mois d’aout sans les enfants. Le bonheur …La rentrée sera vite là. Je dirai aux enfants de consulter le blog Boulot pour qu’ils envoient un petit message aux petits baroudeurs. Amitiés Lionel

  4. ANNE CHACHA says:

    Vous êtes royaux, adultes et enfants. Et le Fourzitout!!!!!
    plein de gros bisoux et de sourires
    Anne-Chacha