En route pour la Mongolie

Notre blog de voyageur change de forme et devient un road book quotidien relatant nos aventures en Mongolie. Pas de précipitation, la mise à jour ne sera pas quotidienne !
Dans ce premier opus, notre course vers la Mongolie à travers la France, l’Allemagne, la Pologne, l’Ukraine et surtout la très grande Russie et ses républiques indépendantes.
Bonne lecture à tous.

France
Mardi 12 juillet – 16h20 départ des Garmins pour la Mongolie!
Après 3 jours d’attente de nos passeports, que Chronopost ont promenés dans toute la France, un livreur les a finalement acheminés en voiture depuis Montpellier.
Route vers Vichy, Digoin mais la route de Montceau les mines est fermée, déviation par Macon. Autoroute vers Beaune, Dîner Vers Chalon, puis Besançon, Montbéliard vers minuit sous un très gros orage. Dormis sur aire d’autoroute.

Allemagne
Mercredi 13 Juillet:
Lève vers 6h30 pour Serge qui conduit jusque vers 09h00, entrée en Allemagne. Petit déjeuner et reprise de la route vers 10h30 – Karlsruhe, Heilborn, déjeuner rapide, direction Nürnberg. En passant devant une centrale électrique, avec une tour de refroidissement, Joséphine affirme que c’est une usine a nuages.
Nous faisons une halte à Bayeuth, ville tranquille et agréable, balade dans le parc

Les jardins de Bayreuth, rafraichissants

Nous avons dormis dans un petit village charmant : Weissenberg à quelques dizaines de kilomètres de la frontière Polonaise. Sur la place du village, très calme hormis l’horloge qui sonne tous les quarts d’heure.

Le village de Weissenberg

Pologne
Jeudi 14 Juillet: la Pologne
Lever vers 7h00 avec Caroline, petit déjeuner au soleil sur la place, petit tour dans le village, joli maison ancienne en bois et pisé en cours de rénovation. 08h00, nous reprenons la route direction Gorlitz et la Pologne par l’autoroute A4.
08h30 passage de la frontière Polonaise: rien quand on imagine 20 ans en arrière le rideau de fer!
Passage devant une station service: le prix du gazole est à 4,95, certainement des zlotys! Mais nous ne connaissons pas le taux de change. Il est de 3,9 zlotys pour un Euro. Très bonne autoroute jusqu’à Cracovie, arrêt dans une station service pour faire le plein, compte tenu du montant, on nous offre café et chocolat pour tous. Nous arrivons en fin d’après midi à Cracovie, on finit par garer le camion sur un parking gardé devant l’hôtel Casino à 500m du centre ville. Prix 30 zlotys

Petit tour dans Cracovie

Nous faisons un joli tour en ville, la place, le château. Nous sommes sous le charme d’une ville magnifique, pleine de vie avec des terrasses de café bondée, de l’animation, beau temps et soirée chaude, un délice! Nous avons connu Cracovie en 2000 au mois de mars, l’hiver froid. Nous avions aimé cette ville, là c’est la confirmation.

La place centrale de Cracovie

En fin de soirée, nous reprenons la route en direction de l’Ukraine, en espérant rouler pendant que les enfants dorment. Trop excité, tout le monde reste éveillé. Nous finissons par nous garer devant une datcha à Jaroslaw à 01h30 du matin après une route nationale parfois bonne, parfois épouvantable et toujours une circulation d’enfer dans les 2 sens. La nuit est courte, manque de sommeil.

Ukraine
Vendredi 15 Juillet: entrée en Ukraine

Entrée en Ukraine, un pays qui mérite d'être mieux connu

Lever vers 08h30, petit déjeuner et départ vers la frontière à 09h30 où nous arrivons vers 10h30 pour les 5 prochaines heures! Sortie de l’espace Schengen à peu prés simple, mais entrée en Ukraine, sans comprendre un mot de la langue s’avère un vrai jeu de piste. Surtout que nous sommes un cas particulier déroutant pour les douaniers: un camion mais aussi un véhicule particulier. Au départ nous sommes dirigé coté camion puis nous devons changer pour aller du coté véhicule particulier. Heureusement, les gens sont accueillants et nous conduisent au différents guichets pour obtenir tous les tampons nécessaires.
Nous en profitons pour faire du change, taux de 11,25 Kvh pour un Euro. Départ de la frontière vers 15h00, dans l’Ukraine. Le temps est chaud et lourd, 29° et orageux. Les premiers kilomètres de route nous inquiète: ce n’est que trous et bosses, moyenne à 50/60 km/h. Nous calculons le nombre d’heure de conduite qu’il nous faudra pour traverser l’Ukraine à ce rythme avant lundi pour rentrer en Russie.
Besoin de nous rafraîchir, de faire une pause, nous nous arrêtons dans la première ville traversée : Mostys’ka, derrière le jardin public. Pendant que nous préparons une salade et des sandwichs les enfants vont au jeux. Picnic dans le parc, puis petit tour dans cette ville, quelques achats: tomates, bananes et pain. Ce premier contact avec l’Ukraine nous surprend et nous ravis : impression d’entrer dans le monde slave avec toutes les images classiques, des restes de l’URSS et de notre économie occidentale.

Des maisons en bois, typiques !

Nous reprenons la route vers Lvov. Toujours aussi mauvaise, l’entrée dans la ville sur les routes pavées défoncées avec les rails du tram proéminents au milieu est effroyable. Nous posons le camion presque au milieu d’un carrefour dans l’avenue principale de la ville et partons à sa découverte. Superbe, vivant, une ville touristique méconnue des occidentaux, pleine de ressources et riche d’histoire. Nous nous y sentons tellement bien que nous décidons de dîner au restaurant sur une terrasse: salades et pâtes. Les femmes profitent de l’été et sont vêtues léger et court, ça nous change du Maroc! Nous regrettons de passer si vite!

Vers 22H nous avançons un peu en direction de Kiev, et sommes rassuré: la route est large et bonne. Nous nous éloignons de la grand route vers 23h pour un bivouac et nous nous garons au milieu d’un petit groupe de maison basse : Nuit très calme.

Samedi 16 Juillet:
Réveil vers 04h00 par un très gros orage, surprise, il fait jour! Nous avons certainement oublié de changer d’heure et nous mesurons bien que nous allons vers l’est, et vers le Nord! Nous sommes actuellement à la latitude de Londres. Tout le monde se re-endors jusqu’à 08h30. Petit déjeuner, je descend du camion pour boire mon thé dehors et une femme de la maison d’à coté me fait signe de venir. Elle m’offre des pommes!

Dans la toute petite cuisine, refuge chaud l'hiver

Les enfants viennent, elle est contente, nous la remercions comme nous pouvons. Avec Caroline, nous partons faire un tour dans le village, et elle nous rappelle, nous invite dans sa maison, nous offre des crêpes et fais visiter. C’est kitch à mort, avec les peluches multicolores, les vierges illuminées. Elle brode des chemises magnifiques, photos et échange de quelques mots avec le guide sur les genoux. Nous sommes ravi de ce premier contact. Un tour plus approfondi dans le village, des petites maisons, un magasin, une église en bois magnifique, des gens à pied, en vélo, avec chars tirés par 2 chevaux.

La maison et son jardin très fleuri

Le travail de broderie

Nous prenons la route vers 11h00, en nous disant que l’Ukraine, est un pays qui mérite qu’on y passe du temps. La route est excellente et nous roulons bien en direction de Rivne. Des camions, très peu de voitures.

A Zhytomir, nous entrons dans la ville et faisons une pose. De grandes avenues à angle droit, des immeubles de l’ère soviétique et des maisons dans des jardins, le tout en assez mauvais état. Nous visitons le petit musée de l’espace avec des maquettes à l’échelle 1 de vaisseau Soyouz, de satellites, de robots lunaires et nous pouvons même voir quelques grains de poussières lunaires (9mg!), c’est dommage, nous arrivons un peu tard et avons à peine le temps de comprendre le programme de la navette russe Bourane, qui n’ a jamais volée.

Le musée de l'espace de Zythomir

Nous reprenons la route pour Kiev où nous arrivons vers 21h locale. Nous sommes garé en plein centre ville, à coté de la principale avenue commerçante. Nous sommes est fatigué, le temps est lourd, environ 30°, un petit tour puis au lit. Nous nous garons pour la nuit au quai des bateaux le long du Dniepr, beaucoup de bruit, chaud malgré l’orage, de l’excitation, tout le monde a du mal à dormir.

Dimanche 17 juillet
Après une mauvaise nuit, ce matin, nous prenons le temps d’un petit déjeuner, douche, il commence déjà à faire chaud puis d’un déjeuner rapide: bol de riz, épis de maïs et yaourts avec myrtille des bois. (peut être un peu Tchernobylé, nous sommes a 150 km au Sud) Nous partons en suite faire un tour en bateau sur le Dniepr pour voir Laure des catacombes depuis le fleuve. L’attente du départ est longue, il fait chaud et humide, les enfants s’énervent, les parents aussi, c’est pas génial.

Sur le Dniepr à Kiev

La Laure des Catacombes, vue depuis le Dniepr

Puis départ en direction de Kursk et de la frontière Russe.

Eugènie: « pendant l’ après midi nous sommes partis en bateau sur le fleuve Dniepr avec toute la famille. L’attente était longue il faisait chaud. Des gens se baignaient dans les égouts. Puis nous repartons en camion vers la frontière de la Russie. Notre arrêt pour la nuit est dans la campagne pour être pas dérangé.»

Russie
Lundi 18 Juillet: entrée en Russie

Réveil au milieu des champs après un bivouac très tranquille. Départ vers 9 heures, nous roulons, puis arrêt petit déjeuner pour les enfants au milieu des champs de maïs.
Direction la frontière Russe ou nous arrivons vers 11h.

L'entrée en Russie, un drôle de moment, un symbole pour ceux qui on connu la guerre froide

Temps de passage de 4h, ce qui est long pour un véhicule particulier, mais nous sommes un cas particulier qui ne rentre dans aucune case prévu par le système. Aussi nous faisons d’innombrables aller retour entre la partie véhicule et poids lourd. Heureusement, une jeune fille de la douane parle un tout petit peu anglais, elle nous a beaucoup aidée pour remplir les formulaires qui ne sont qu’en Russe.

Mardi 19 Juillet
Réveil à Kursk, avons dormi dans une petite rue calme, à cote du Café Wifi de la veille.
Nuit correcte, avec orage de chaleur, nous traînons pour attendre Pol et Eliane, qui doivent être à la frontière Ukrainienne.
Bankomat Russe, nous changeons des euros:1 € = 38,95 roubles
Pour info 1 litre diesel : 22,30 roubles soit 0,57€. C’est pour le moment le taux le plus bas en diesel que nous ayons trouvé depuis notre expédition avec Fourzytou!
Nous partons à la découverte du centre ville de Kursk pour grignoter, l’avantage c’est que l’on se gare partout, même en centre ville.
Coté grignote, c’est pas fun, nous avons du mal a comprendre l’alphabet cyrillique, centre commercial avec boutiques genre bazar, nous terminons par manger dans la rue des chaussons fourrés saucisses, et autres bourratchof!
Il fait très lourd et les enfants couinent, veulent rentrer au camion…

Premier déjeuner en Russie, pas facile, ça ira mieux par la suite

Visite rapide de la ville, pas grand chose à voir: à part les femmes toujours très court vêtue, pas de short, des culottes ou la fesse sort.
Peu de contact, les Russes sont peu souriants, ne répondent pas au signe de tête ou de mains qu’on leur adresse, le contact est difficile.
Nous sommes vraiment des étrangers et aucun signe de bienvenue de leur part.
Nous prenons la route en direction de Voronez, roulons 2 heures avant de s’installer pour un bivouac en pleine campagne au bord d’un champ de blé, devant une datcha en état correct. Les enfants ont besoin de courir, c’est l’excitation générale à tout point de vue.
Bivouac calme et agréable , nous sortons tout le matos et même la machine à laver, résultat nous vidons le réservoir d’eau.

Des moyens de transports de tout type

De tout type ...

Pendant les préparatifs du dîner du soir, nous sommes survolés ou surveillé par un avion de chasse Russe qui fait des loopings et demi tour pour nous voir de plus près , c’est le délire Teamboulot sous haute surveillance d’après Chacha, je crois plutôt à l’amusement d’un pilote, un peu de fun dans ce monde si austère .
Des la tombée de la nuit, nous sommes envahis de moustiques, impossible de rester dehors le soir. Tout le monde se couche, film a l’intérieur de Fourzytou (3 films différents en même temps, c’est la période Lie to me). Jojo est la dernière couchée,et se faufile entre nous pour commencer sa nuit.

Mercredi 20 Juillet
Réveil à 9 h, les enfants dorment bien, café et thé pour Chacha et moi dehors, il a plu et le linge n’a pas séché ,nous traînons et finissons par reprendre la route en direction de Voronez, après avoir fait le plein d’eau et d’essence.
La route est longue et monotone,long ruban de goudron bordé d’arbres sur des centaines de kms, route absolument droite et souvent très mauvaise, nous ne pouvons pas dépasser les 80km/heure !

Des milliers de km ...

Notre champ de vision est très limités sur ces grandes lignes droites par des rangées d’arbres de chaque coté de la route, derrière à perte de vue des champs de tournesol, de maïs, de blé.
Halte pour le midi dans un restaurant sur bord de route, nous commandons un peu à l’aveuglette des plats: soupe, salade et grillades, très bon accueil et mangeons bien. Les quantités sont énormes et repartons avec un doggy bag (1380 roubles). La route vers Saratov est bien indiquée mais ce n’est que bosse et trous, fatiguant pour tous, avec en plus la chaleur 33°, un petit air de découragement traîne dans l’air, surtout que les Watines ont pris du retard hier, long passage de la frontière polo-ukrainienne et perte du support arrière de la roue de secours. On s’arrête pour un goûter, une petite promenade et une douche froide pour tous. On remonte le moral de tous et on repart vers 20h, direction Saratov et on l’espère une connexion internet. Finalement on trouve un bivouac dans un chemin, sur une grande plateforme goudronnée qui doit servir de stockage du grain. Message de Pol, ils sont à Kiev.

Jeudi 21 juillet,
Serge se lève vers 07h00 et prend la route pendant que tout le monde dort. Route infecte, parfois convenable, plusieurs fois je décolle de mon siège, heureusement que je suis attaché. Je passe Saratov par le contournement de la ville et traverse la Volga sur un énorme pont. Ce fleuve est impressionnant par sa largeur.

Traversée de la Volga

Premier contrôle de police, je lui donne juste la carte grise du camion et dit « transit Mongolia » le policier me regarde avec des yeux tout rond et me fait signe d’y aller. Le fléchage vers Samara notre prochaine destination est correcte, on est sur la route, lorsque nous faisons la pose petit déjeuner et douche. Départ vers 12h00 après avoir regardé la carte du monde, on se fait peur, on est à peine à la moitié du trajet vers la Mongolie, on a fait le meilleur en Europe, ici la moyenne est beaucoup plus basse. Les enfants sont sympa, ce n’est pas les meilleurs vacances pour eux. Parfois ils sont énervés et s’ennuient, je les comprends. Temps beau et chaud avec un peu de vent: 35°!
Halte déjeuner à Balokovo dans un restaurant sur le bord de la Volga. 1350 roubles cher pour la Russie, nous avons commandé au hasard sauf steack et kartofel
Baignade dans la Volga, nous sommes garés devant la maison de la culture! Il fait chaud et c’est très agréable, nous sommes complètement immergé avec les locaux.

Baignade à Balakovo dans un bras de la Volga

Le bain en famille

Direction centre ville à la recherche d’internet , sans succès, par contre jeux pour les enfants, Gus et Jo sont heureux, nous avons trouvé le manège que Jo attendait depuis Kiev…
Nous dînons sur l’esplanade des jeux d’enfants dans le snack, et en lisant bien la carte on déchiffre et comprend ce que nous commandons. Nous attendons Pol et sa famille, bonne soirée arrosée de pintes de bière. Bivouac de nuit sur l’esplanade de la culture après s’être perdu et fait arrêter 2 fois par la police russe (kontrol, papire machine), nous feignons de n’y rien comprendre et l’on repart…jusqu’au prochain contrôle
4 contrôles dans la journée

Vendredi 22 Juillet
Réveil 8 h, petit déjeuner en famille, baignade dans plan d’eau Volga pour Jo, Gus et Eug et Chacha pendant que j’avance le blog Maroc très en retard.
A la recherche d’internet, nous repartons en centre ville, cette fois cela marche…
Je mets des heures à comprendre le bon fonctionnement, pomme c, pomme v et autres raccourcis intuitifs, mais tellement con à mes yeux, le travail à la chaîne, répéter 100 fois, après c’est sur, ça rentre … de l’automatisme en un mot!
3 heures plus tard, c’ est torché… le blog est à jour du Maroc, nous sommes en Russie !
Renseignement pour l’enregistrement de nos entrées en Russie auprès de l’hôtel de Balakovo qui nous envoie dans un bureau dans la ville qui finit par nous dire que cela n’est pas nécessaire si nous changeons de ville tous les jours. A la frontière, la loi ne sera pas la même !
Contrôle police que Caro feint de ne pas comprendre,ça y est nous sommes suivis avec gyrophare et tout le toutim…Je descends du cam, présente papier, passeport, machine-eu, n’y comprends rien eux n’ont plus d’ailleurs essaient de m’intimider, reste placide, ils me griffonnent sur un bout de papier le sigle € et dollar avec 50, je comprend encore moins bien… cette fois c ‘est bien le signe de corruption de la Police.
Je résiste et me rend compte que le copain a cote de lui se marre, rien n’est écrit , j’attends … Au bout de qqs minutes il me fait signe de partir, je m’en vais, ni au revoir, ni merci, je file! On reprend la route en fin d’après midi, arrivons à Pugacev par la petite route puis vers 21h, bivouac à coté d’un petit village, dîner et dodo, il fait frais cette nuit.

Samedi 23 juillet:
Départ vers 07h30 pendant que tout le monde dort, direction Samara. Pol doit être a son garage Man à Voronez pour son problème de commande moteur. Pourvu que ce soit simple! Petit déjeuner dans un champs de lin 20 km avant Samara. Il fait déjà chaud. Route vers Ufa, c’est long, la route est mauvaise et il y a beaucoup, de camions de toutes sortes dont certains sont presque à l’arrêt dans les côtes. Presque impossible de doubler. Vers 13h, on fait le plein de diesel et on déjeune dans le routier local: chalchiski et cartophel, plus glace pour les enfants. C’est ce qui coûte le plus cher. Total pour 1020R.

Dans un routier Russe

On reprend la route, toujours pareil: moyenne inférieure à 70km/h. Mais doucement le paysage change, des plaines cultivées, on passe progressivement à des paysages plus vallonnés, où des champs sont bien sur présents, mais de plus en plus de pâturage, de près et de forets. Le soir, à environ 40 km de Ufa, bivouac dans un près, au bord d’une foret de bouleaux et au-dessus d’un petit étang. Les lego sont sortis, dîner dehors et lutte contre les moustiques. L’endroit est superbe. On décale les montres encore d’une heure perdue

Bivouac des les bouleaux

Dimanche 24 juillet:
Je prend la route vers 07h30 locale pendant que tous le monde dort, le contournement de Ufa est excellent: 3 voies, bien lisse, des pointes à 110! Puis la route se rétrécie, la circulation de vient plus dense et la route devient défoncée.

La route mauvaise, beaucoup de camions ...

En même temps le paysage change, des montagnes, la végétation, les arbres sont tout au bord de la chaussée, alors qu’avant il y avait de grands espaces de chaque cote avant la rangée d’arbres. Nous entrons dans l’Oural. Vers 10h arrêt petit déjeuner dans un champs pas loin de la route. Des fleurs magnifiques, des forets, on se croirait dans le massif central. On prend l’air: c’est la période des foins, certains avec un motoculteur équipé d’une lame de coupe et d’autres à la faux. Et par endroit des tas de déchets laissés par les gens de passage. Deux mondes se côtoient, les bouteilles de coca en plastiques, les repas tout prêt, et le travail a la faux en famille pour nourrir les bêtes pendant l’hiver. Des éléments superflus et la subsistance quotidienne qui se construit jour après jour pour assurer la survie dans l’année qui vient.
Arrêt casse-croute sur le bord de route dans l’Oural, massif montagneux décevant pour nous les Savoyard , par contre les forêts sont belles.
Nous mangeons des morceaux de viande de porc de 3 à 4 cm d’épais grillés au BBQ avec du riz et salade 1230 roubles, le resto en Russie est cher. Dans la soirée on arrive a Cheliabinsk, on va dans le centre ville pour faire quelques courses. Retrait d’argent au distributeur, on se gare et on rentre dans un magasin. Les 3 vendeuses sont en train de discuter, les produits sont exhibés dans des vitrines avec les prix. On demande des tomates, mais visiblement les serveuses nous remballent ! Ce doit être un de ces fameux ancien magasin d’état. Drôle d’expérience. Finalement on achète nos légumes a une vendeuse de rue et on complète dans un supermarché.

Des restes du communisme

Lundi 25 Juillet. 22063 km-22708 кокуй(250 km avant Omsk)

Réveil matinal pour Chacha qui prend la route du matin, il roule jusqu’au petit-déjeuner vers 10h, mais comme nous sommes décalés à tous les sens du terme, nous avons 3 fuseaux horaires en plus et bientôt 4.
Stop dans une belle foret de sapins, un peu dégueu,avec nos copains les moustiques !
P’tit dej express pour reprendre la route et surtout essayer de trouver de l’eau pour 4zi2, nous rentrons en centre ville de Kurgan.
1er arrêt, nous remplissons 1/4 avec des installations minables dans une station lavage voiture, tout est a l’intérieur de bâtiment, pas de robinet d’eau a l’extérieur: l’hiver il fait froid. 2ème arrêt, nous visons une grande station de lavage, nous rentrons le camion à l’intérieur et sans pb, ils nous remplissent notre réservoir.
Toilette de 4zi2, nous le faisons laver la double cabine uniquement.(200roubles)
Bankomat pour les traveller’s et repartons sans nous perdre un peu dans cette ville sans panneau d’indications. La première fois en Russie. On roule on roule en Sibérie. Direction Omsk avec le contournement du Kazakstan. En fait tout le monde fait le tour par Ichim, la route est d’abord excellente avec une bonne visibilité pour doubler les camions. Pointe a 110. Puis c’est le désastre: une mauvaise piste, une file ininterrompue de camions qui se doublent les uns les autres sans visibilité dans un nuage de poussière à 20 km/h. Heureusement cela ne dure de 20 km. Dîner sur la place de la culture de Ichim, puis Caroline reprend le volant et nous arrête pour la nuit dans un petit village sibérien.(kokyn)

Mardi 26 Juillet, réveil à кокуй(22708-23… 80 km après Ichim )

Traverser la Russie européenne et la Sibérie occidentale, c’est comme faire une traversée transatlantique en voilier. Le rythme de la route ressemble à la succession des quarts: je commence au réveil pendant que les enfants dorment, puis après le petit déjeuner Caroline prend la barre jusqu’au déjeuner et ainsi nous nous succédons au volant toute la journée. Un petit somme entre 2 conduites, les repas, … Le même rythme hypnotique que les traversées en mer. De plus c’est plat comme la mer et aussi vert que l’océan est bleu. Il y a aussi sa météo, avec des coups de tabac quand la route est trop défoncée par le passage répété des roues et les quarts paisible quand la route est bonne, la circulation fluide. Les villes traversées ressemblent au port d’escale : on fait l’avitaillement et le carburant mais encore plus les grandes villes russes, avec leurs avenues sans charme, leurs bâtiments décrépis, ressemblent bien souvent aux zones portuaires, pas très bien entretenues, zones grises industrielles qui semblent à l’abandon. L’isolement aussi que nous ressentons (et même la frustration) car nous ne pouvons pas échanger avec les quelques personnes qui osent nous aborder, est similaire au huis clos du bateau.
Bref une traversée d’un océan vert!

Je me réveille vers 03h30 locale ( nous avons encore traversé une ligne de changement d’heure hier, nous sommes à – 4 heures de décalage) et l’aurore pointait déjà. Plus tard vers 07h30, Nous prenons un thé dehors sur la place du petit village, juste en face de nous, 5 à 6 personnes attendent le bus, seul un homme âgé, avec des habits en mauvais état vient nous voir, quelques mots mais aucune discussion n’est possible. Puis 2 ou 3 autres s’aventurent et sont curieux, ils veulent voir ce drôle d’engin. Nous décidons de partir et puis nous apercevons à ce moment là un groupe de l’autre cote de la route qui nous fais signe de les rejoindre. C’est la première fois que l’on nous fais un signe de prise de contact. Dommage que nous devions partir, avec un peu plus de temps …. Comme d’habitude, je prend la route, pendant que les enfants dorment, Caroline se rendort à cote de moi. En route on explose le tiroir de Caroline, il faudra que je fasse un peu de menuiserie.

Le quartier historique de Omsk

Arrivons à Omsk vers 13h, Caroline à la barre et moi à la navigation. Nous nous perdons bien un peu, et finissons par nous garer, pour déjeuner de шалшики dans la rue, achetons des framboises délicieuses à des babouchka dans la rue, les enfants vont jouer dans l’inévitable parc entre les immeubles, qui pour un occidental parait a l’abandon, mais ici c’est normal. Des enfants fêtent un anniversaire? avec des bananes.

Un classique de Omsk, la statue du travailleur sortant des égouts

Nous obtenons de bons renseignements sur notre position et comment rejoindre le centre ville dans une agence de voyage. Stop à la poste pour le courrier d’Adèle, très facile, internet disponible depuis le camion! Et Caroline va faire du shopping: ça y’ est nous avons équipés de toute une famille de poupée Russes.

La collection de poupées Russes de 4zi2

Quand je dis famille, quand toutes sont sorties les unes des autres cela en fait plus de 50! Puis nous rejoignons les rives de l’Ob. Seront chassé de devant le meilleur hôtel de la ville pour nous garer finalement dans l’avenue Lenina, face au theatre d’art dramatique, le plus beau bâtiment de la ville genre chou a la crème vert et blanc. Nous descendons et remontons à pied cette avenue, un des seuls restes historiques de cette ville fondée en 1716, un ensemble de bâtiment du 18eme siècle, pas en très bon état. Étranges impressions: ils sont aujourd’hui occupés par des marques à la mode, mais il n’y a aucun client, les produits en vitrine, mais personne et quelques marques ont carrément abandonné le terrain. Puis au bout des rues transversales, on aperçoit des entrepôts ou des usines qui ont l’air abandonnées.
Une sorte de décors de theatre, que les Russes aujourd’hui restaurent et ramènent à leur mémoire en affichant en grand des photos du 18eme. Reconstruire un passé confisqué.
Picnic au camion rapide puis nous quittons Omsk.

Nous quittons Omsk à la nuit tombée pour Novosibirsk par une route dans cette direction (750km), aucun panneau d’indication, et nous nous retrouvons rapidement dans la nature. Je m’inquiète, Caroline dit de continuer tout droit, bref une belle engueulade. Et comme par magie, après plusieurs dizaine de kilomètres, nous voyons enfin un panneau de direction qui confirme que nous sommes bien sur la route de Novosibirsk, mais l’ancienne route.
Apres avoir retrouvé la route principale vers Novosibirsk, nous faisons un bivouac dans un pré le long de la route, km 23125.

Mercredi 27 Juillet,( 23125 km-sortie de Omsk, en route vers Novosibirsk 23790)

Je me lève très tôt, pour prendre la route vers 05h30 de Omsk, afin d’avancer au maximum les 600 km qui nous séparent de Novosibirsk. Nous passons encore une ligne de changement d’heure: + 5 heures. Et je roule bien jusqu’à Kargat à 150 km de Novossibirsk ou nous faisons une pose vers 11h30 local: aujourd’hui brunch pour gagner du temps. Nous sommes garé dans un ensemble de petites maisons en bois, donc brunch, nettoyage et rangement, je pique un petit somme. Puis petite balade dans les maisons, nous sommes au bord d’une rivière, la ligne du transiberien est juste à cote. Nous nous déplaçons plus vers le centre de la ville, bien que la notion de centre ville en Russie soit bien difficile a établir, un peu comme aux USA. Et arrivons devant une église en construction et un terrain de jeu pour enfant.

Un pays qui construit des églises !!

Détente et plein d’eau. Un homme qui coupe du bois devant le point d’eau me voit en difficulté avec les raccords. Il vient a deux reprise avec des bouts de flexible pour me dépanner. Solidarité, entraide…
Nous roulons vers Novosibirsk, énorme ville, direction centre ville, nous passons devant un Ikea, une halte s’impose, nous décidons d’aller y dîner: des boulettes évidemment …
Ikea, Leroy Merlin, un gigantesque mégamall à la dimension de la Russie avec toute les marques européennes, le bonheur pour les enfants, jeux…
Chacha épuisé, se réfugie au camion, il est déjà 22 heures!
Caroline reprend la route M52 en direction de Barnaul, route que nous avons perdus, on est tombe par hasard sur le Ikea. Apres plusieurs demi tour, demande notre direction avec nos ardoises magiques, nous revenons en arrière et trouvons le panneau M52 que nous n’avions pas vu. Je m’endort et Caroline continue jusque à nous trouver un bivouac dans un petit village non sans mal: elle nous entraîne dans des usines, des postes de chargement de camions, … On dort à coté de petite maison en bois.

Jeudi 28 Juillet, sortie de Novosibirsk en direction de Barnaul. Km 23790

Réveil dans un petit village après une bonne nuit réparatrice, lever des parents à 09h30′ les enfants ont du mal à se lever, décalage horaire. Nous prenons un petit déjeuner dans le camion puis nous ouvrons la porte. Aussitôt une femme d’une cinquantaine d’année s’approche, demande ce que c’est que ce camion. Voit les enfants, 4 pour les Russes c’est presque inimaginable. Je la fais monter dans le camion, ravie. Et elle nous invite chez elle. Uralovia vit seule, son mari est resté en Ouzbékistan où elle a vécue 25 ans. Elle est rentrée avec ses 2 enfants. Ils sont maintenant grands. Elle est grand mère d’une petite fille depuis un mois environ. Petite maison en bois avec 2 pièces et un sas d’entrée, ou elle vit toute l’année. Un grand jardin potager avec 4 serres en plastique, et un grand champ de pommes de terres. Il doit servir aussi les enfants.

Sa maison

Sur le coté, une petite maison de bain, le bani, en bois avec une entrée et la zone sauna avec le poêle, les cailloux et au dessus l’eau. Elle nous fait tout visiter, nous propose un bain que nous avons tort de décliner, et nous offre un bon déjeuner avec des oeufs frits, du pain noir, de la purée de framboises et des concombres. Délicieux.

Petit déjeuner Russe chez Urolavia

Nous avons une conversation certes difficile puisque nous avons le dictionnaire sur les genoux, mais nous arrivons à échanger, à nous comprendre avec beaucoup de fou rire et de gaieté. Nous sommes content de nous rencontrer. Elle nous remplit le camion de légumes et fruits de son jardin et nous fait promettre de repasser la voir à notre retour de Mongolie.

Un accueil très chaleureux,

Nous la quittons un peu triste en début d’après midi. C’est la première vrai rencontre que nous faisons en Russie. Peut être simplement parce que nous avons plus de temps, nous sommes à 800 km de la Mongolie et il nous reste 4 jours, soit un programme beaucoup plus léger que ce que nous avons fait. Mais nous constatons aussi que la population est plus accueillante en Sibérie que dans la Russie Européenne.
Nous reprenons la route bonne et sans difficulté jusqu’a Barnaul, ville de 500 000 habitants. Nous trouvons facilement le centre ville, demandons des renseignements dans l’hôtel du même nom que la ville. Essayons de trouver en vain un laverie, faisons quelques courses et achetons à des babouchkas: des framboises. Elles sont toutes alignées le long du trottoir avec leur quelques seaux, légumes et fruits de leur jardin. Il y a aussi quelques hommes, mais vraiment que 1 ou 2. Pour moi c’est difficile, elle viennent ici vendre quelques choses pour compléter une retraite, faire un peu d’argent, et elles sont dignes. Je suis touché et passe physiquement de leur coté. Caroline et les enfants (4 enfants c’est toujours étonnant pour les Russes et Gustave avec ses bouclettes a un gros succès) sont entrain d’acheter leurs framboises. Tout à coup une première babouchka offre un sac de cassis, puis une autre des petites pommes, puis une autre des framboises, puis, encore du cassis. Nous sommes très gênés, embarrassés par toute cette générosité. La méritons nous ?
Nous faisons un orgie de framboises pendant les jours qui suivent, nature, au sucre, avec du yaourt, en crumble, … Partout quelqu’un en vend, un kilo pour 70 roubles, c’est à dire moins de 2 euros. Nous dormons très bien sur le parking derrière le cinema, en haut de la ville, proche de la gare. Juste a cote, un char T58 est érigé en statue, bien sur les enfants vont voir.

Vendredi 29 juillet (23948km-24143km)
Réveil a Barnaul, on prend le temps, petit déjeuner dans le camion, un peu de lavage puis séance internet au café de l’hôtel Barnaul jusque vers 14h. Déjeuner dans un café proche de la gare avec des brochettes de poulet, des chaussons à la viande, … Un petit tour dans le marché, le monument au morts de la guerre de 1941-1945, au moins 16000 noms! Impressionnant le tribu payé par la Russie pendant cette guerre, les morts, les destructions. J’ai l’impression que notre pays, la France en comparaison a été relativement épargnée, ou nous en faisons-nous moins état, réconciliation franco-allemande oblige. On roule un peu l’après midi, nous passons à бийск. Sur la route on voit de plus en plus de voiture avec le volant à droite, importation de voitures d’occasion japonaise? Et continuons un peu jusqu’à trouver un bivouac le long d’une rivière, certainement l’Ob. Feu de camp, pomme de terre sous la cendre, la nuit est fraîche.

Samedi 30 Juillet,( journée sans km)
Réveil tardif, 10h, le long de notre rivière, bel emplacement de bivouac, petit déjeuner dehors au soleil, et Caroline se lance dans des lessives, pendant que je complète ce journal, et répare deux tiroirs qui non pas résisté aux bosses Russes.
Les enfants sortent les nattes, les playmobil, le bricolage, c’est le grand déballage …

Une journée sans rouler, ça fait du bien

Chacun bricole dans son coin, déjeuner a l’ombre des bouleaux, puis re lessive et rinçage dans la rivière, l’eau est fraîche, mais nous arrivons à nous tremper jusqu’à la taille, sauf Eugènie, la plus courageuse arrive a faire quelques brassées dans le courant de la rivière
Toute l’après midi, je lave, rince, essore, étend, plie et enfin range quel boulot, je suis rompue…
Belle journée ensoleillée, nous n’avons pas roulé du tout, que c’est bon, une journée d’arrêt

le dîner au soleil couchant

La grande lessive est terminée, tout le monde se douche, nous passons la soirée a ranger pour pouvoir rouler demain matin de bonne heure comme dit Chacha

Dimanche 31 Juillet (24143km-24571km)

Lever 7 h, je prends le volant, Chacha jubile car il peut rester couché, j’apprécie ce moment matinal calme, sans personne dans la cabine, car les enfants dorment encore.
Très vite, Chacha me rejoint, car il n’arrive pas à dormir lorsque Fourzitou est en action, il faut dire que dans la cellule, il y a beaucoup de grincements et de bruits divers: la porte d’entrée, les gamelles….bref ça couine beaucoup.
Au bout de 100 km, stop petit déjeuner, les enfants sont réveillés, au bord d’ une riviere d’où nous observons la préparation au départ d’une descente en raft d’un groupe de femmes (8+1 homme). Ils sont d’après nous légèrement vêtus, les bras nus, en pantalon, un gilet de sauvetage, un casque, des bottes en caoutchouc, l’eau est fraîche et la température de 18°. Nous en déduisons que : « Le Russe n’a jamais froid, il est fort et courageux ».
Les représentations de l’homme Russe le montrent souvent comme cela, petit oubli l’homme russe boit beaucoup, bière et vodka.
Reprenons la route en direction de la frontière mongole, nous rentrons dans l’Altaï, massif montagneux russe, nous déjeunons au col de salsikis et chaussons fourrés que les femmes préparent dans leur camionnette, un peu gras mais délicieux.

Une mosquée, et oui les Kazakhs sont Musulmans

Roulons encore et toujours, les paysages deviennent intéressants, fini la monotonie des grandes plaines bordées d’arbres, nous approchons des paysages que l’on imagine comme définissant la Mongolie.

La république d'Altaï, un lieu touristique pour les Russes qui est superbe

Plusieurs stop au bord de rivière, les chevaux sont en liberté, les enfants essaient de les approcher…
Plein d’eau à la pompe dans un petit village ou deux hommes saouls nous abordent, les échanges sont difficiles, nous ne comprenons pas, peut- être prenons nous trop d’eau?
Je pense plutôt qu’ils cherchent a soutirer quelques roubles, la faux à la main , nous ne sommes pas très rassurés! Départ rapide, nous continuons notre route.

Lundi 1er Août (24751 km…10km après frontière Mongole)

Nuit très calme, Eugènie a vu quelqu’un cette nuit proche du camion avec une lampe de poche alors que nous sommes loin de tout, au bord d’une rivière dans le massif de l’Altaï.
Réveil au bord de la rivière, plein de sorte d’écureuils vivent dans des terriers, et font la java autour du camion dès le lever du soleil, c’est amusant de les observer de son lit. Petit déjeuner, rangement et départ vers la frontière, nous devons absolument quitter le territoire russe aujourd’hui, c’est le dernier jour de validité de notre visa. Il nous reste à peu près 150 km avant la frontière. Nous sommes dans la république de l’Altai, c’est vraiment différent de la Russie.

On approche du but ...

Objectif passage de frontière Russie/Mongole, l’Altaï nous séduit, tellement différent de la monotonie des milliers de km que nous venons de traverser en Russie.
Rencontre de Français, nous déjeunons ensemble dans une cantine connu de Clément 330 roubles à 6, vraiment bon marché, puis chacun reprend sa route, nous vers la frontière, Jean Ride vers St petersbourg. Notre run continu, objectif frontière avant 18 heures.
Nous parcourons une route déserte et rectiligne pendant 80 km, déjà nous nous sentons très roche de la Mongolie .
1er poste de frontière atteint vers 16 h, il nous faudra entre 2 et 3 h pour passer les différents Check points: customs, passeport, migration…( petit stress au 1er Check au sujet des enregistrements passeports visas que nous n’avons pas fait…nous nous en sortons bien pas d’amendes qui aurait pu être de 2000 à5000 roubles par personnes).
Qui croire ?
Nous serons les derniers du jour pour le passage avant la fermeture, Russie ok, entrée en Mongolie ok, il y a un no mans land de 20 km à parcourir entre les deux barbelés des frontières…c’est un vrai repère de marmottes, impressionnant la quantité de bestioles.

Derrière la barrière, c'est la Mongolie et des centaines de km de pistes ...

Nous passons la frontière Mongole en moins de une heure, sans problèmes, prenons l’assurance obligatoire pour Fourzitou et faisons quelques km pour notre premier bivouac en Mongolie. Ah oui, détail d’importance, à la grille de la frontière, fini le goudron. début de millier de km de pistes !!

Après ces milliers ( 9000!! ) de km parcourus en quelques jours, nous avons atteint la Mongolie, ou nous souhaitons passer 45 jours à découvrir ce pays, ces habitants, ses cultures. Nous commençons par une zone pas touristique et habitée essentiellement par des Kazaks.
La suite au prochain épisode, vous verrez c’est magnifique, on se régale de tout.

Le Team Boulot

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