De l’Altaï Mongol à Tsetserleg

Vous trouverez ci-après notre journal de bord de nos 20 premiers jours en Mongolie. Nous sommes entrés par l’ouest: pas une route mais des pistes, sur des centaines de kilomètres des pistes, mauvaises, parfois très mauvaises. Alors nous avançons lentement. Le voyage nous prend, c’est lui qui fait le rythme, nous ne maîtrisons plus l’espace, c’est lui qui nous maîtrise, c’est déroutant pour nous occidentaux, mais c’est la réalité de notre condition d’humain quand on enlève tout les artefacts que nous nous sommes construits. Et finalement c’est bon (meilleur ?) de vivre comme ça !!

C’est immense : 3 fois la France, avec seulement 3 Millions d’habitants dont 1,5 à Oulan Bator, donc des paysages somptueux et totalement vide, parfois quelques yourtes dans les endroits où il y a de l’eau. Des plaines, du désert, des montagnes avec des forêts, des gens accueillants. Nous sommes régulièrement invités sous la yourte ou nous dégustons lait de jument fermenté l’Airag, du thé légèrement salé avec du lait et du beurre rance, des fromages. Ils sont très accueillants, souriants. Nous regrettons de ne pouvoir communiquer qu’avec quelques mots de Mongole et essentiellement par gestes.

Nous espérons que notre journal et les quelques photos qui l’accompagnent pourront vous faire ressentir, même un peu ce que nous vivons. Bien à vous.

Les Gers de la famille Baibolat

 

Mardi 2 Aout  24754 km

Dans la vallée de Tsangaanuur, quelques kilomètres après la frontière, nous nous installons entre des campements de 3 ou 4 yourtes. Le paysage et les lumières sont comme dans nos rêves. Je suis très ému de me trouver enfin en Mongolie dans ces paysages tant rêvés: pâturages verts et jaunes, lumières changeantes, yourtes blanches. Dès le matin, de nombreux d’enfants tournent autour du camion curieux de voir, de jouer, de comprendre, aussi un peu envieux, et c’est normal, avec notre maison sur le dos et tout ce qu’elle contient, nous représentons le monde occidental et tout les biens de consommations, les jouets auxquels ils n’ont pas accès. Bien que près de nous une yourte soit équipée d’un panneau solaire photovoltaïque et d’un parabole satellite.

Eugenie, Gustave et Papa partent en randonnée sur un sommet voisin, belle marche. Panorama de toute beauté, calme et silence, troupeaux gardés par des hommes à cheval. Gustave répète plusieurs fois que c’est beau, qu’il est content d’être là. A notre retour, nous trouvons Caroline installée à une table avec 3 petites filles, de la peinture et pleins de dessins. Il y a eu séance de peinture avec les enfants des camps. Ils vont à l’ecole car on peut voir des dessins évolués, notamment avec des perspectives, note Adele. Elle revient d’une yourte voisine ou des garçons avaient emmené notre ballon, et un de nos verre avait aussi disparu. Caroline, Eugenie et Gustave partent le rechercher, ….

Visite dans l’après midi d’un groupe de 3 yourtes, la famille Baibolat, des Kazakhs. On est invité dans la yourte pour … l’airag ( lait de jument fermenté, le thé un peu salé avec du beurre à volonté, et une profusion de gâteau, beignets, …. Nous sommes gênés et goutons à tout. Puis on va chercher le troupeau en moto, c’est un des fils, Amankeldi, qui parle quelques mots d’Anglais, qui est constamment avec nous.

L'accueil dans la yourte, toujours beaucoup

Serge est sollicité pour aller tuer la chèvre, inutile de préciser qu’il trouvera une bonne raison pour se débiner.

Nous sommes des invités et pour l’occasion, la famille prévoit un repas pour nous.Il va donc user de ruses pour éviter la tuerie…mais il va falloir honorer ce repas…En famille, nous goutons et c’est mangeable, plutôt bon et bien cuisiné sur le fourneau de la yourte.

Mercredi 3 Aout (stationnaires au camp)

Nous restons stationnaires au campement de yourtes pour mieux nous imprégner de cette vie de nomades. Nous avons finalement bougé le camion pour l’amener à coté du campement de la famille Baibolat, avec la bonne orientation, porte au sud, et dans l’alignement: pas de vis a vis.

La journée est rythmée par la traite des différents animaux: chèvres et brebis, juments jusqu’à 4 fois par jour. Le cheptel est composé d’un troupeau de chèvres et moutons mélangés, environ 300 têtes , d’une trentaine de chevaux dont 9 poulains, quelques vaches, des chiens…

La traite des juments, avec 4zi2 en arrière plan

 

Les moutons et les chèvres

On va chercher le troupeau dans la steppe

3 yourtes sont installées, une grande dans laquelle nous serons reçus, une petite au milieu servant au stockage, la troisième de taille moyenne abritant la famille d’un fils. 5 lits sont installés dans la grande yourte autour du poêle central, c’est très soigné, et très coloré, beaucoup de tentures brodées, d’oreillers fleuris, des tapis en feutres, un meuble pour le rangement cuisine. Les repas se prennent assis par terre sur un bout de toile cirée.

Le grand père 72 ans  et sa femme 62 ans, vivent avec le fils et sa femme et leur garçon – 3 générations

La famille

C’est une famille d’éleveurs, traite des juments 3 ou 4 fois par jour, traite des chèvres le soir environ une centaine de chèvres à traire, environ 3 ou 4 personnes, les femmes traient, les hommes courent après les chèvres, les trient, les attachent à la corde.

Attacher les bêtes pour la traite du soir

En rang, 2 par 2 !

Tout le monde participe, à sa façon

Tout se fait à la main , même la tonte des moutons, ….au ciseau, quel travail!

Tout à la main!

Promenade le matin à pied, nous cherchons le réseau téléphonique pour essayer des joindre les Wattine, sans succès nous rentrons au camion.Adele et Josephine sont restes au camp, joue au volley avec la maman.

Nous mangeons au cam, nous ne voulons pas envahir la famille, mais lorsque nous faisons la vaisselle, le fils vient nous chercher pour le » cooking ». Il va falloir se faire un 2eme repas, Chacha, Gus et moi acceptons l’invitation que nous ne pouvons refuser, les filles restent et se couchent au camion.

Au menu ce soir : mouton qu’ils ont tué 2 heures plus tôt, c’est parait-il fameux, je n’y gouterais pas.

Préparation du repas

Retour de promenade

Bivouac au même endroit

 Jeudi 4 Aout

Nous faisons nos adieux à cette famille, dernier thé pris avec eux en famille, airag, thé au beurre rance, légèrement salé et confiseries, nous échangeons quelques présents, il nous offre du fromage très dur que l’on doit sucer ou tremper dans le thé pour le ramollir.

Le tsai salé au beurre

Embrassades et adieux émouvants à cette famille qui nous a permis de nous immerger dans ce mode vie de nomades. Nous prenons la route d’Olgi dans l’intention d’y trouver du réseau internet pour joindre les Watines

 Vendredi 5 aout

Journée a Olgi-centre ville, visite du marché assez typique, composé de containers métalliques alignés et deguinglés, achats de légumes et friandises à offrir. Visite du musée, histoire de cet aimag à fortes influences Kazaques, costumes et traditions locales très intéressantes. Déjeuner a Pammukale restaurant, puis ballade en ville  avec Adele, sous la pluie. Internet depuis le camion, nous essayons désespérément de joindre les Watine. Chacha réussi par l’intermédiaire de Francois Durnez et via SMS a les contacter, surprise dans les 10 minutes qui suivent, ils arrivent a Olgi centre, il est 21 h, quelle joie , le run Boulot/ Watine est terminé (a travers l’Europe et la Russie, nous nous sommes suivis à 3 jours de route), nous sommes heureux de les trouver, nous dinons tous ensemble a Pamukkale restaurant pour la 3 eme fois. Nous dormons sur place à Olgi.

 Samedi 6 aout

Eugènie: « Hier soir nous avons reçu un message: les Watine sont dans la même ville que nous!! Toute la famille est parti à leur rencontre,nous avons vu dans la rue, le camion ,les Watine avec Adèle qui sautait à l’intérieur. Nous sommes aller manger au restaurant pamukkal( c’était la 3 fois) … Ça faisait une grande tablée, c’est les retrouvailles, tout le monde riait,discutait, on faisait beaucoup de bruit. Apres le resto les Watine sont venus dormir à coté de nous. »

Première journée avec les Watine et leur Escarman, ballade dans Olgi, marché et ravitaillement avant de prendre la route avec Fourzytou. Dejeuner au bord d’un lac, puis ballade a pied avec Eliane et les enfants. Beau bivouac en bord de lac.

Une belle soirée au bord du lac

Dimanche 7 aout     24888 km-249…

Réveil et petit dej au bord du lac Tsar nuur, bivouac magnifique, les enfants jouent au bord de l’eau, à 10h, tout le monde est prêt, en avant sur les pistes de Mongolie. Escarman souffre…. et perd un peu d’eau de son réservoir, petite réparation de fortune pour obstruer les fuites, Pol reste placide et répare, il en a tellement bavé pour traverser la Russie avec ses différents problèmes mécaniques , ce n’est pas une petite fuite qui va l’arrêter!

Un visiteur au campement, les Mongoles sont curieux, ce qui facilite le contact

Contemplations et étonnements sont à l’ordre du jour, les paysages sont absolument magnifiques, panoramas à360 °, couleurs incroyables, l’appareil photo ne peut pas rendre cette immensité, pas de grand angle… Arrêt dejeuner au bord d’une rivière, vers Tolbo, cadre bucolique, casse croute, salade et baignade des enfants dans la Riviere, construction d’un barrage, le soleil tape.

Pic nic avec barrage

Reprenons la piste, après qqs kms , arrêt des camions car nous apercevons un aigle avec deux enfants, la bête est impressionnante. Marc, Eliane, Pol et Chacha portent la bête sur l’avant bras protégé par un énorme gant de cuir, un aigle gros comme une dinde, avec une envergure impressionnante

Une belle bête !

Lundi 8 aout: 24967 km- 25022km

Eugenie: « nous dormons très haut en altitude 2750 m,cette nuit nous avons pris les duvets ! Réveil à 8 h, il fait jour, mauvais temps gris,il pleut. »

Petit déjeuner tranquille, il fait froid, promenade vers les yourtes, puis nous partons rouler. Les paysages sont magnifiques, on voit les glaciers de très près. Nous essayons d’approcher le parc national Tsambagarav, nous tournons autour, prenons des pistes magnifiques, dormons au pied des glaciers.

Massif du Tsambagarv

Bivouac à 2760 mètres d’altitude, soirée fraiche et nuit aussi.

Les paysages sont étonnants, rencontres de familles Mongoles, invitations dans leur yourte pour le « tchai », pour la première fois, nous arrivons à boire leur lait qui ne doit pas être du lait fermenté! Soirée tranquille au chaud dans le camion.

Le lait, base de l'alimentation avec la viande

Invités pour le tsaï

Mardi 9 Aout : 25022km

Lever 8 h, nous sommes dans la vallée de Marijnaii, au pied des glaciers du massif du Tsanbagarav. petit dejeuner pour un départ prévu vers 10 h, nous reprenons le bout de piste en sens inverse, les mongols nous avaient déconseillés de continuer, ils avaient raison…toujours cette envie d’aller se perdre un peu plus loin dans cette immensité désertique.

Un beau bivouac, les hommes sont partis éloigner les loups !

Escarman et Fourzitou reprennent leur trace de la veille, en avant pour de nouvelles pistes, nous tournons, virons, cherchons notre route…Objectif: sortir de ces vallées pour reprendre la grande piste en direction de Kvhod.

Enfin vers 12 h, l’objectif est atteint, c’est beaucoup plus roulant

Casse croute du déjeuner, au bord d’une large rivière, beaucoup de yourtes, après une descente de près de 900 m. Dans l’apres midi, nous reprenons la route avec pour objectif d’atteindre Kvohd. Mais, le réservoir a eau des Watines a en décidé autrement. Il faut le sangler, vérifier, re-sangler. Arrêt au coucher du soleil a 30 km de Kvohd, sur un bivouac a l’écart de la route avec une vue époustouflante: le paysage s’ouvre, nous sortons de l’Altaï Mongol.

Sur la route, toujours de belles rencontres

Mercredi 10 Aout : 25144 km

Réveil de bonne heure, pour gagner Kvohd, piste bien roulante et arrivée sur la ville par un petit col qui nous donne une vision d’ensemble de l’agglomération. A l’entrée entre deux ponts, péage de l’octroi : 1500 togrots. Nous nous dirigeons rapidement vers la place centrale avec Eliane et ses 3 enfants pendant que Pol part faire réparer son réservoir et ses supports. Déposer le linge dans des hôtels pour lavage: 15000 t. pour nous, c’est vraiment pas cher. Supermarché de la ville, qui ressemble plus à un entrepôt d’usine comme dit Gustave qu’a un magasin. Nous sommes impressionnés par la diversité de ce que l’on trouve: de tout pour pas cher, y compris des bouteilles de Bordeaux à moins de 5 euros! Puis déjeuner dans une cantine locale, ou nous commandons 8 menus complets servis dans des plateaux métalliques à alvéoles. C’est bon, avec essentiellement de la viande et des pâtes, très peu de légumes: quelques brins de carottes et de chou râpés. Pas cher puisque nous avons nourris, 10 personnes pour 24000 Togrots soit environ 14 euros.

Nous continuons nos courses par le marché, pour les produits frais et le pain. Immense marché, beaucoup de vêtements, un peu de nourriture tout au fond. C’est du vrai marketing, pour aller chercher les produits de première nécessité, il faut traverser tout les étalage d’autres produits pour provoquer le désir et l’achat. Comme à Olgi, l’entrée du marché est payante, 500T. et il est composé de containers. Caroline et Eugenie ont trouvé tout ce qu’il faut pour faire une yourte en kit, l’anneau de compression, les poteaux, les parois et les différentes couches de tissus.

Les marchés sont constitués de container

Nous regagnons le camion épuisés avec Eliane et les enfants sous une chaleur accablante quand on est au soleil, et presque froid quand on est a l’ombre. Kvohd n’est pourtant qu’à 1500 m d’altitude. Pendant ce temps Caroline est retournée à la banque chercher sa carte de crédit avalée plus tôt dans la matinée par un distributeur récalcitrant. Tout fini bien.

Nous partons à la cherche du temple bouddhiste de la ville, nous pensions qu’il était au centre ville, mais on nous oriente vers la route de l’aéroport, ou nous trouvons bien un temple neuf, mal fait et sans intérêt. Les enfants jouent un bon moment avec les moulins a prière et trouvent un aigle accidenté: un aile cassée.

On retrouve Pol, internet écourté car panne d’électricité, on hésite et finissons par sortir la ville pour un bivouac du soir, pas terrible on est très penché et beaucoup de monde autour de nous. Apres le diner, nous préférons revenir en ville et stationnons derrière la mairie. Nuit calme, nous avons rendez vous avec les Watines demain vers 10h.

Jeudi 11 aout :

Réveil à Kvohd, derrière la mairie, petit déjeuner et douches pour tous au programme, Gustave résiste. Internet café, repas cantine locale, puis départ

Bivouac sur la route de Buyant, au milieu de nulle part, après avoir tourné des heures à la recherches de sources chaudes que nous n ‘avons pas trouvé. Pol et les enfants courent et font des sauts de dunes. Sunset magnifique, mais dévoré par les moustiques, impossible de rester dehors, nous dinons dans les camions.

Un peu de sable, mais pas de mer !

Vendredi 12 Aout:  25248 km

Retour à Hovd, où nous avons Rendez-vous  avec Berdigul, (prof d’anglais et de russe) femme veuve d’une quarantaine d’années qui nous a gentiment guidé dans sa ville, pour nous montrer l’artisanat dont elle s’occupe, une association de femmes réalisant des ouvrages: sac, broderies, tapis,  pour touristes. Joli travail. Eliane et moi allons chez elle, elle nous guidera ensuite dans le marché à la recherche de dell( manteau très long porté par les mongols) typique, de bottes, de meubles mongols, de fabricants de yourtes, nous traiterons quelques affaires…Fourzitou se remplit …

Samedi 13 Aout:  25350 km

Réveil plateau désertique, entouré de montagnes pelées, nous sommes dans un cirque avec une vision à 360°, paysage irréel, nous sommes seuls. Escarman et son équipage nous attendent plus loin, sur un site de camp de yourte pour partir à la recherche de grottes avec des peintures rupestres datant de 10 000 ans

C’est le premier site « touristique »que nous arrivons à trouver, car avec GPS et cartes détaillées c’est une véritable chasse au trésor, les indices sont inexistants, aucune direction ou indication n’est mentionnée, trouver un site relève d’un exploit, les positions GPS sont vraiment approximatives

Des peintures qui ont plus de 10 000 ans, accessible à tous

Dimanche 14 Aout: 25500 km

Réveil matinal pour Serge qui continue sa nuit sous le camion à revisser ce qui s’est dévisser, nous venons de parcourir 500 km de pistes en quelques jours et Fourzitou souffre, nous aussi, nous effectuons des bonds impressionnants en étant attachés, nous décollons de nos sièges. 8 à 9 heures de conduites par jour nous permettent d’avancer de 250 km environ.Les pistes sont vraiment très mauvaises, ce n’est pas imaginable.

Immense !

Lundi 15 Aout: 25752 km

Direction Altaï centre ville, afin d’y trouver un mécano pour Escarman, réparation du support de roue de secours, version 4 ou 5, le reste de l’équipée s’en va au Musée avec les enfants.

Chaque ville possède son musée plutôt vieillot avec des vitrines mal éclairées,c’est une joie pour les enfants qui vont à la découverte d’animaux empaillés absolument miteux et poussiéreux, la taxidermie est un métier à développer ici…Les costumes anciens sont fabuleux, les broderies de toute beauté.Petits et grands, chacun y trouve son compte.

Déjeuner dans le resto d’un hôtel où nous nous faisons difficilement comprendre, résultat de la commande au bout d’une heure d’attente,nous voyons arriver 2 plats de riz + pommes frites pour les enfants, c’est tout ce que nous obtiendrons.Nous filons avec les enfants acheter des biscuits dans l’épicerie en face… L’ après midi, nous partons avec les enfants au central market, pour l’appro en légumes, nous trouvons des yourtes en kit de différentes tailles (1.300000 à 1.900000 togrots ).

Gustave choisit le « dell » de ses rêves, ainsi qu’une paire de bottes d’hiver fourrées « moumoute » pour l’hiver mongol.Ses boucles sont tâtées dans tout le marché, les garçons sont très sollicites, beaucoup plus que les filles. Il va falloir couper la touffe à nouveau!

Gustave et son chapeau Mongole

Nous rentrons  du marché en taxi » side-car « avec Gus et Eugenie, c’est un grand moment, les enfants ont l’impression de voler. Quelle rigolade…

Le side car, transport privé efficace mais dangereux

Mardi 16 aout: 25790 km

Rv à 10 h avec les Watine en sortie de ville d’Altaï, on roule toute la journée vers Bayan Khongor, c’est le nord du désert de Gobi: rien, rien, rien et des paysages magnifiques qui changent tout doucement au rythme de nos 15 km par heures.

Le nord du désert de Gobi

Mercredi 17 aout 25978 km

Départ prévu pour 9 h , nous roulons en direction de Bayankhongor sur des pistes interminables, dans de large vallée, le mot steppe prend sa signification, à perte de vue , nous roulons, nous touchons le début du désert de Gobi, parfois un peu de sable, mais plus généralement de la piste avec trous et bosses, la moyenne n’augmente pas, nous parcourons environ 200 à 250 km par journée, ce qui représente 8 heures de conduite environ.

C'est grand surtout quand on avance à 15km/h

Nous nous arrêtons souvent, les enfants ont besoin de courir, les adultes ont besoin de se dégourdir, car l’attention pour la conduite est très soutenue, impossible de rêvasser car a la moindre inattention nous volons dans le camion, les placards s’ouvrent, il faut utiliser le système D, pour coincer, les tiroirs avec le linge sale, qui coince la table …qui coince l’ouverture du placard…etc…

A chaque stop, verrouillage et déverrouillage obligatoire de toute ouverture. C’est Eugenie qui a le rôle de chef de cabine…

Jeudi 18 aout  26174 km

Départ prévu pour 9 h, en réalité 9 h 30, le convoi s’envole pour Bayankhongor qui doit être a 30 km, petit ravitaillement en pain, tomates, petit tour au central market avec Gus et Jo, vraiment typique.

Reprenons rapidement la route pour Erdentsogt, c’est une piste mauvaise 15 km/h, mais très belle en fond de vallée, nous retrouvons le relief des montagnes, les campements de yourtes, des troupeaux de yacks.

Apparaissent aussi des forets de pins, sur les faces nord des montagnes, ce sont les premières que nous voyons.

Une belle vallée entre Bayankhongor et Tsetserleg

Visite du temple bouddhiste d’Erdentsogt que nous apercevons au loin, il mérite un arrêt et nous ne sommes pas déçus.Stupas a l’extérieur dans la plaine herbeuse, une enceinte close avec 2 temples, le plus vieux date de 1906, tout en bois peint, magnifique, mais fermé, le second plus récent date de 2000, moins de charme évidemment, plus de moines ici, l’enceinte est habitée par des familles vivant dans des yourtes.

L'entrée

Le vieux temple de 1906 qui à résisté aux purges de 1937

Le run continue pour traverser la chaine du Khangaï, atteindre le col (2750m)qui va sur Butsagan.

Pour rompre avec la monotonie des pistes de vallée, nous roulons à très faible allure et traversons la riviere à multiples reprises.

Les passages de riviere sont toujours impressionnants et l’excitation est à son comble dans la cabine….ouai …mouillé jusqu’à la troisième marche ou ça y est jusqu’aux phares… Les enfants montent  même sur le toit de la cabine pour avoir des sensations plus fortes et pour filmer.L’eau rentre dans les coffres noirs…sans gravité.Le Chef Op (Serge) gère la technique

Nous traversons cette rivière une bonne trentaine de fois, je finirais même par m’ embourber un peu, nous sortons a l’aide d’une marche arrière, conduite reprise par SB

Une autre image de la Mongolie

Bivouac a 4 km du col dans un bel endroit. Au menu du soir, petite fricassée de champignons que Caroline et Eugenie ramassent a la tombée de la nuit, ce sont des rosés des prés, bien assaisonnés à l’ail, nous nous régalons et personne n’est malade.Le Teamboulot est résistant.

Feu et bivouac du soir au bord de la rivière

Vendredi 19 Aout 26290 km

Bivouac au bord de la Riviere, feu, visite de yourtes voisines et échanges de cadeaux chaussure contre fromages

Samedi 20 Aout 26347 km

Pol prend de l’avance et part seul avec son Escarman vers 9 h 30, laissant Eliane et les enfants au bivouac avec nous.

Avec ses problèmes mécaniques , il doit rouler lentement afin de ménager sa monture, la vitesse étant déjà très faible, il faut envisager du 10 km / h.

Fourzitou embarque donc tous les passagers de l’expé, nous sommes donc 10 dans le camion, très belle piste, paysage somptueux, pistes de montagnes, cela secoue énormément …

Arrivée à Tsetserleg vers 18 h, nous nous dirigeons vers le temple bouddhiste de la ville devenu musée de l’aimag: datant de 5 siècles, tout en bois et en pleine rénovation. Très interressant avec de belles pièces. C’est grace à sa transformation en musée qu’il a été épargné en 1937.

Le musée de Tsetserleg, ancien monastère bouddhiste

Détail du musée

Bivouac devant le musée

Le lendemain nous allons assister à une cérémonie dans le temple voisin.

pendant la cérémonie, on prie, récite, mange, téléphone, ...

Bientôt la suite (en fonction des connexions internet que nous trouvons)

Le team Boulot

 

 

 

 

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