Karakorum et désert de Gobi

Nous continuons notre voyage à travers la Mongolie. Dans cet épisode, Karakorum, Ulan Bataar la capitale, et le désert de Gobi. Nous sommes sous le charme de 2 pays: l’immensité des steppes et déserts, l’accueil de la population toujours prête à rire, échanger, et un autre pays, la capitale Ulan Bataar, sous l’influence grandissante du capitalisme de consommation avec sa circulation démentielle, ses magasins.

Dimanche 21 Aout. 26416km

Nous passons la journée à Tsetserleg, en commençant par une cérémonie bouddhiste dans le temple à cote du musée. 4 moines officient sur un rythme lancinant, mais nous sommes au spectacle, festival de couleurs, de décors kitchs, de meubles peints, d’offrandes. Clou du spectacle, ils utilisent même leur téléphone portable en pleine office.

Nous quittons Tsetserleg vers 18 h, nous avons fait le tour de la ville, pas de marché le dimanche, nous prenons la route de Karakorum. Nous avons la surprise de trouver une route goudronnée en bon état sur une partie du trajet et gagnons ainsi beaucoup de temps (90km/H au lieu de 15!). Donc nous décidons de faire un détour vers les sources d’eau chaude de Tsenkher Jiguur. Bivouac 10 km avant d’atteindre les sources.

Lundi 22 Aout

Après 50 minutes de piste, nous arrivons aux sources, où sont installés plusieurs «gers camps» accueillant des touristes aussi bien Chinois, Mongole qu’occidentaux. Nous passons la matinée dans bain d’eau très chaude dans un resort où nous déjeunons également. Promenade à la recherche de la véritable source qui jaillit du sol à 86°C, c’est impressionnant on ne peut approcher sa main. La source est grande, composée de plusieurs bassins en béton, il s’agit de ne pas tomber dedans, très impressionnant!

Naïade en Mongolie !

Les enfants font durcir des oeufs qu’ils plongent dans un sac plastique, réussite totale…oeuf cassé sur le trajet pour Gus avant d’atteindre la source, il chute avec son oeuf. Jo le cogne contre une branche durant le trajet, il sera oeuf mollé dans son sac…

Pour Adèle et Eugenie, l’objectif est atteint, l’oeuf sera cuit dur.

Cuisson des oeufs à la source, 86°C !!

Nous repartons en direction de Karakorum en fin d’après midi et nous prenons en stop 2 jeunes filles françaises, Sarah et Lorraine, qui parcourent la Mongolie à pied, avec leur sac à dos, les échanges sont sympas, nous les gardons jusqu’à la tombée de la nuit, puis leur proposons de bivouaquer ensemble … Nous dinons tous ensemble dans le camion, elles mangent chaud, nous buvons une tisane et jouons au Uno. Elles installent leur tente à coté du camion, pas de tapis de sol, juste un duvet et vraiment le strict nécessaire, un savon de Marseille, pour la lessive et la toilette dans la rivière. Nous passons un bon moment avec les filles.

Deux filles extra: Lorraine et Sarah

Mardi 23 aout 26504 km

Réveil à coté de la petite tente de Lorraine et Sarah, petit déjeuner ensemble puis chacun reprend sa route.Nous roulons en direction de Qarakorum, ancienne capitale de Gengis Khan et site de Erdene Zuu, premier monastère bouddhiste de Mongolie.

Le temple d'Erden Zuu sous la pluie

Nous retrouvons Escarman et son équipage, Pol chez le garagiste avec son problème de réservoir d’eau, Eliane et les enfants sont à Erdene Zuu.

Déjeuner dans un restaurant avec des Français qui s’occupent de randonnées à cheval: Horseback, ils n’ont pas l’air débordé par l’activité touristique.

A notre tour nous visitons le monastère d’Erdene Zuu, gigantesque enceinte de temples bouddhistes, (102 stupas), nous profitons d’une visite guidée en français par une femme mongole, Khishig Erdene, accompagnant un groupe de français, c’est très intéressant pour notre initiation au bouddhisme et son histoire. Après la visite, nous retrouvons Khishig Erdene qui nous présente des contes Mongols traduits en français. Nous en prenons et échangeons nos coordonnées. Rendez vous est pris pour nous retrouver à UB.

A Erden Zuu

Nous retrouvons la famille en CC (Christophe et Muriel), visitons ensemble le musée d’ Erdene Zuu, ultra-moderne, et très récent. Nous sommes étonnés de voir un musée aussi moderne, jusqu’à présent les musées étaient plutôt miteux, sans moyens. Très belles collections et explications sur l’histoire de la Mongolie.

Bivouac devant le monastère, le temps se rafraîchit et devient pluvieux.

Le Lavrang d'Erden Zuu où nous assisterons plus tard à des cérémonies très émouvantes

Mercredi 24 Aout 26586 km

Il fait un temps de gueux: ciel bas et gris, vent froid, pluie.

Réveil matinal pour aller assister à la cérémonie bouddhiste, déjà les visiteurs affluent, des mongols, des chinois en groupe,…tout le monde se bouscule à l’entrée du temple. Aujourd’hui il faut une invitation …payante… et la cérémonie va durer 3 heures, nous abandonnons l’idée, retour camion, petit havre de paix…

Les enfants achètent des pièces mongoles anciennes qu’ils négocient aux marchands et un couteau gravé en os de chameau.

Le temps épouvantable se maintient, nous mettons des blousons chauds … 1ère journée aussi fraiche, et l’horizon est bouché. Nous écourtons notre séjour à Karakorum et prenons la route en direction de UB, où nous devons prolonger nos visas.

Beaucoup de pluie sur la route, bouillasse épouvantable, on imagine la Mongolie au moment du dégel. Nous nous arrêtons dans un routier local pour déjeuner: riz, viande, œufs sautés et légumes. C’est très bon et remonte le moral de tous. Depuis Karakorum la route est goudronnée, parfois très bonne, et rarement épouvantable. Le temps lui est toujours mauvais, brouillard et pluie. On s’arrête changement de conducteur et cinema au programme. Bivouac une trentaine de km avant UB dans une petite vallée perpendiculaire à la grande route. Petit tour à pied avant la tombée de la nuit jusqu’au sommet d’une colline équipée de Ovoo.

Jeudi 25 aout. Direction UB

Nous partons tard, vers 10h en direction de la capitale. Dés l’entrée dans les faubourgs, déviation, circulation anarchique, routes défoncées font que nous mettrons 2 bonnes heures pour rejoindre le centre ville où nous pensons trouver le bureau de l’immigration pour allonger la durée de nos visas. Mais le bureau a déménagé il y a quelques mois pour un nouveau bâtiment à coté de l’aéroport ! On reprend le camion après un déjeuner épouvantable, mauvais, cher et pas nourrissant, dans un burger machin, pour faire plaisir à Joséphine, elle aussi a été épouvantable. Allonger nos Visa de 30 jours n’est pas très compliqué : il suffit de payer 161700 t. (60 dollars)/ Visa. Une fois ces formalités faites, nous retournons en centre ville, nous avons les coordonnées d’un parking gardé, en plein centre. Nous le trouvons facilement, calme, bien placé et pas cher, 3000T/j. Nous engageons rapidement les formalités pour nos visa Russes qui prennent 12 jours ouvrables.

Vendredi 26 Aout Stationnaire à UB

Nous faisons nos demandes de visa Russe dans une agence spécialisée, un vrai racket ces visas: 100$ par personne, enfants inclus! Nous découvrons cette ville tentaculaire, pas  belle, avec une circulation démentielle. Mais malgré tout ses inconvénients, nous y trouvons un certain envoutement: peut être le développement rapide d’un mode de vie occidental ?  UB est une autre Mongolie qui n’a pas grand chose à voir avec le reste du pays. Nous sommes très étonnés par le nombre de voiture de haut de gamme, Hummer (on les appelle des tumeurs!) Lexus, Porsche et autre BMW. D’ou vient tout cet argent ? Corruption, détournement de fonds, Nous n’aurons pas la réponse.

Danses colorées et dynamiques

Le soir, nous sommes allés à un spectacle traditionnel, certes un peu pour les touristes, mais très beau et intéressant: Musiques avec instruments traditionnels, chants dont le chant de gorge diphonique …, danses, contorsions et danse traditionnelle Bouddhiste. Petits et grands ont été enchanté.

Un chanteur à la carrure impressionnante dans un superbe manteau

Samedi 27 aout  26990 km

Le matin, visite du temple Bouddhiste de Gadan à UB. Nous assistons à diverses cérémonies dans plusieurs temples, dont la lecture des textes dans ce que nous appellerons une école avec des enfants apprentis moines.

Le vieux temple de Gadan à UB

Ils ne sont pas très attentifs et préfèrent nous dévisager que d’écouter ou réciter. Nous allons également faire nos dévotions auprès d’une statue géant de Bouddha (26m de haut) situé dans un temple. Nous assistons aussi à une autre cérémonie dans un vieux temple, pleine de gens de toutes couleurs, très vivante, avec de la nourriture, des instruments de musique pour soit chasser les mauvais esprits, soit attirer l’attention des bons.

Visite du temple Bouddhiste de Gadan, moulin à priière

Nous restons à UB jusqu’à 18 heures en faisant du shopping (Caroline à perdu sa CB, une constante dans nos voyages!), Le temps de faire opposition, de déposer une plainte au poste de police, nous prenons la route de l’Est vers Genghis Khan.

Nous arrivons tardivement à un bivouac dans le Genghis Khan Parc, enceinte close ou une statue géante de Genghis Khan à cheval a été érigée en 2010, statue en acier inoxydable de 250 tonnes et 46 mètres de hauteur, énorme chose.

Nous arrivons de nuit, forçons un peu l’entrée car les gardes ne veulent pas nous laisser entrer, Pol et Eliane sont déjà passés, guidage au talkie, nous les retrouvons.

Dimanche 28 Aout

Réveil très très matinal à 6h du mat, par les gardiens qui veulent nous chasser, finalement nous résistons un peu. Ils nous laisserons tranquille jusqu’à 9 h.

Visite et entrée dans cette énorme statue qui fait la fierté des Mongols, nous montons à l’intérieur sur la tête de Genghis Khan, puis descendons visiter le musée, très intéressant avec de belles pièces de l’âge du bronze et de la période de Chinggis Khan.

3 conquérants ?

Déjeuner et farniente au bord de la rivière, les enfants font une superbe bataille de boue.

De l'eau, de la boue, c'est le meilleur jeu que l'on puisse inventer

C’est le point le plus à l’est de notre voyage, il est impressionnant de noter que nous sommes à la même longitude que le Vietnam, ou Jakarta en Indonésie. Quel dommage que la Chine reste un pays aussi fermé pour les visiteurs et que nous ne puissions le traverser facilement. L’occident importe une majorité de ces biens de consommation de ce pays à faible coût de main d’oeuvre, ce qui leur permet d’améliorer leur condition de vie, ok, c’est bien. Nous en profitions aussi pour maintenir notre pouvoir d’achat dans l’immédiat mais aucune réciproque n’est en place. Les échanges devraient être possible dans les 2 sens. Voila pour les chinois! Quand à nous occidentaux, en achetant chinois pour maintenir notre pouvoir d’achat, nous tuons nos propres emplois et entreprises. La seule solution me semble-t-il passe par une prise de conscience individuelle pour moins consommer et mieux consommer : acheter des biens durables, réparables qui sont nos emplois. Si cette prise de conscience ne se fait pas, nous y serons contraint dans la douleur.

Retour le soir vers UB, pour être sur place pour les visas Chinois le lundi matin pour nos amis.

Lundi 29 aout 27151 Km

Réveil puis direction alliance française pour négocier avec eux la réception des envois du Cned pour les enfants, car DHL nous couterait 1300 euros, le prix d’un billet A/R Ulan Bataar, nous choisirons donc notre bonne vieille Poste avec un colissimo international. Affaire a suivre… Journée shopping à UB. Café au bistrot français, tenu par un français installé depuis 15 ans, il a vécu le développement de cette ville, il y avait 400 voitures à l’époque! Aujourd’hui c’est inimaginable, une ville de 1M300 habitants, un nombre de voitures effrayants, une circulation anarchique, la loi du plus fort, toujours forcer le passage. Avec Fourzitou nous ne craignons pas grand chose. Leur tactique est la suivante: passer en force en tournant la tête de l’autre coté, genre je n’ai rien vu.

Etre piétons devient un sport de haut niveau…pour traverser sur un passage piéton, nous n’avons pas trouver meilleure arme que la trottinette de Josephine: la brandir en l’air en menaçant de la jeter sur les 4×4 rutilants, flambants neufs nous permet de traverser sereinement. UB a la palme d’or pour la plus grande concentration de 4×4 de luxe: Le must, à notre gout, est une BMW X5, dorée à la feuille d’or … Dommage, nous n’avons pas eu le temps de la photographier. Quelle transition…UB ce n’est pas la Mongolie, c’est une capitale en pleine expansion, avec des programmes de construction partout, des différences sociales importantes!

Nous quittons UB vers 18 h, pour rouler plein sud, direction désert de Gobi.

Pol et Eliane sont partis en avance, nous nous retrouvons de nuit par un radio guidage efficace, car de nuit trouver une piste qui part à gauche à flanc de colline, c’est très difficile! Surtout quand on confond droite et gauche.

Mardi 30 aout 27209km

Réveil sous la pluie, il a plu une bonne partie de la nuit: donc de la boue. Départ vers 10h 30, nous roulons sur une piste épouvantable, boueuse et défoncée . Pour le run Escarman -Fourzitou , le score est de 1 partout ou égalité . 1er plantage pour Fourzitou qui patine et glisse: cul par dessus tête : l’arrière nous entraine et nous fait glisser dans le fossé en dévers. J ‘ai peur et avons du mal a descendre du camion, l’inclinaison est impressionnante, nous allons beiner !!!

Les traces de 4zi2, pas le temps de prendre un photo priorité à la sortie

Très rapidement avec le blocage des 2 ponts, boite lente, nous nous sortons de ce bourbier sans grande difficulté. Quelques minutes après, Pol et son Escarman s’enlise à son tour sur une piste plate, jonchée de nid de poule et très marécageuse. Nous le sortons facilement en le tirant à l’aide de sangles. A cause de la pluie et de la piste infernale, nous parcourons 130 km environ en 8 heures de conduite, c’est infernal…nous sommes tous épuisés et démoralisés

Chacun son tour !

Mercredi 31 aout 27337 km

Bonne nuit réparatrice pour les équipages Escarman et Fourzitou, nous étions rompus par les sauts, décollages, balancements. Les enfants ne se plaignent pas, pourtant ils sont assis sur une banquette à l’arrière qui est raide et qui n’est pas suspendu comme le siège conducteur et passager. Nous avalons des km de piste, les enfants perfectionnent leur conduite: éviter le trou, contourner la bosse, choisir la meilleure piste parmi des dizaines en parallèle, appeler les copains par talkies pour indiquer le meilleur endroit…

Les paysages défilent lentement du à l’immensité du pays, nous roulons parfois dans des vallées interminables pendant des heures, c’est là que nous nous rendons compte du gigantisme de ce pays. Nous approchons du désert de Gobi…un mythe!

Dernier bivouac avec les Watine et leur Escarman, feu de camp, champagne, jambon Serrano et délicieuse huile d’olive qu’Eliane avait encore en stock dans son camion depuis    Barcelone, Adèle prépare un gâteau, c’est la fête. Nous retrouverons Pol le 17 sept a UB(après l’escapade Pékinoise), Eliane et ses enfants rentreront à Barcelone en avion depuis Pékin. Ils partent tôt demain matin pour faire la boucle que nous nous étions fixés ensemble, leurs jours sont comptés car ils doivent retourner a UB pour l’obtention des visas chinois qui sont délivrés au compte goutte en fonction des jours d’ouverture de l’ambassade, le mercredi et vendredi matin, peut être!

Nous avions imaginé continuer notre épopée depuis Oulan Bataar jusqu’à Pékin (environ 1500 km) en prenant le Transmongolien et en laissant notre Fourzitou à UB, mais nous avons du renoncer devant la difficulté et le coût d’obtention des visas. Pour l’anecdote, il fallait rallonger les visas mongoles, demander les visas chinois, une fois en Chine, à Pékin  reprendre un nouveau visa mongole pour rentrer à nouveau en Mongolie, puis a Oulan Bataar prendre un visa russe pour le retour…Ouf… A 60 euros en moyenne le visa, x 4 visas x 6 pers…cela valait-il la peine pour une semaine à Pékin? Nous avons fait le choix de prolonger en Mongolie, nous préférons investir dans l’achat d’un village de yourtes…affaire à suivre…Il n’y aura pas de Chine cette année pour le  Teamboulot!

Jeudi 1er Septembre 27486 km

Route vers le Gobi, journée de route, Réveil tardif. Bivouac en plein désert de Gobi, ciel étoilé superbe, nous voyons très bien la voie lactée.

Gustave cherche des pneus abandonnés dans le désert sur le bord des pistes.

Vendredi 2 septembre 27672 km

Grand drame du jour: ce matin en vidant « la caisse à précieux ». Serge en aidant Caroline, qui a positionné la boite en équilibre au bord de la trappe, l’échappe. Elle tombe et rebondit sur les cailloux, elle éclate, éclabousse les protagonistes. Hum!!  Elle est perforée en plusieurs endroits. Fini le confort, il va falloir dresser le Teamboulot à assouvir ses besoins en pleine nature…

Nous roulons en direction de Dalandzadgad, objectif atteint vers 14 h , nous entrons en ville et retrouvons l’ Escarman et les Watine garés devant le plus bel hôtel de la ville, ouvert depuis un mois. Nous déjeunons tous ensemble dans le restaurant de l’hôtel d’un plat très occidental, payons même avec une CB, c’est la première fois en Mongolie !

Coupure d’électricité générale, pas de liaison internet, le blog attendra encore un peu plus…

Ravitaillement au marché local, toutes les échoppes fonctionnent au groupe électrogène, c’est apparemment très fréquent. Plein d’essence, plein d’eau, nous sommes équipés pour le Gobi, direction canyon de Yolyn Am, situé dans le parc réserve naturelle de Saikhan. Nous y arrivons à la tombée de la nuit, nous devons payer un droit d’entrée et les gardiens nous laissent rentrer car nous avons notre maison sur le dos. La piste est spectaculaire, en plein désert nous pénétrons dans ce canyon.

Il pleut, il fait nuit, il nous reste 8 km (40 minutes environ) à parcourir pour atteindre le parking ou nous allons dormir. Si la pluie ne cesse pas pendant la nuit, nous aurons du mal à ressortir d’ici car bouillasse d’enfer et piste en dévers. Nous retrouvons nos amis sur place !

Samedi 3 septembre 27800 km

Nous sommes réveillés vers 8 h par un groupe de touristes arrivant en 4×4 en braillant.

L’endroit redevient calme des qu’ils s’éloignent de nous et surtout le ciel est bleu azur, pas un nuage! Nous prévoyons la chevauchée fantastique pour découvrir ce canyon magnifique, 7 chevaux pour les enfants ou parents, c’est l’euphorie…toujours aller plus loin voir ce qu’il y après la gorge, c’est une ballade interminable, les enfants construisent un barrage pendant que les adultes continuent à pied. Endroit magique que ce canyon, avec de l’eau, de la végétation, des oiseaux en plein désert de Gobi, plutôt plat.

L'entrée du Canyon de Yolyn Am

Le retour se fait à cheval, pour la première fois Gustave chevauche, il est enchanté et demande à trotter, son canasson doublera les autres, il termine au grand trot.

Joséphine veut absolument être seule sur son cheval !

Pic nic sur le site dans ce cadre enchanteur avant d’entamer les 180 km de piste pour trouver les dunes de sable de Khongoryn Els.

En avant, calme et droit !

Au bivouac du soir nous avons parcouru 75 km épuisants.

Les prémices des Dunes

Conciliabule nocturne des parents qui prévoient un départ matinal en espérant que les enfants dorment un peu…Il faut vraiment être sourd dingue pour continuer sa nuit après le démarrage camion, cela couine de partout, la porte vibre, les livres sautent, par contre les placards ne s’ouvrent plus, le système D après des milliers de km de piste commence à porter ses fruits, seul le graissage des articulations manque…

Dimanche 4 septembre 27875 km

Réveil 6h 30 pour un démarrage, 7h, nous avalons 6h de piste, arrêt petit-déjeuner vers 9h, Josephine a gagné, c’est elle qui a dormi le plus longtemps, c’est aussi elle la dernière couchée le soir. La piste est difficile pour le conducteur car elle demande une attention soutenue, la moindre rêverie ou coup d’oeil prolongé sur un paysage nous rappelle vite à l’ordre. Pourtant que l’endroit est magnifique: au fond une montagne noire, très découpée, devant les dunes de sable clair et au premier plan le vert de la steppe. Nous faisons de jolis bonds dans Fourzitou. Caroline et les enfants grimpent sur le plancher supérieur de la cabine en plein air pour mieux sentir ce désert de Gobi fascinant, nous sommes « les maitres du monde ».

Des couleurs incroyables

Vers 14h, nous atteignons les fameuses dunes de sable, elles s’étirent sur 180 km de long, nous les longions déjà depuis un moment. Nous plantons les camions au plus près des dunes, casse croute, sieste et jeu dans le sable pour les enfants. L’assaut des dunes est prévu pour 18h, afin d’aller assister au coucher du soleil. Nous grimpons en 45mn les dunes qui sont très, très raides. C ‘est bien évidemment notre gazelle Adèle qui atteint la première la crête de la plus haute dune !

Ca grimpe dur

D’après Pol et son calcul nous avons grimpés 224 mètres. Elles sont extrêmement  difficiles, les petits restent au pied pendant que nous grimpons.

Lorsque nous marchons sur les crêtes, des langues de sable dégoulinent de chaque cote et nous percevons très rapidement le chant des dunes qui émettent un son sourd qui vibre jusque dans nos jambes, c’est un spectacle magique et bien mérité.

C'est beau, à en avoir les larmes aux yeux

A la nuit tombée, sous un ciel étoilé magnifique, Serge et Pol organise une soirée cinema en plein air a l’aide d’un ordinateur et d’une enceinte, c’est un succès, nous regardons à 11 « Le chien jaune de Mongolie » film magnifique et de circonstances. En plein désert de Gobi, se faire une toile, c’est le pied! Nous sommes en » live. » sous un ciel étoilé magnifique, nous voyons très bien la voie lactée. Nous mesurons et partageons tous ensemble, le bonheur et la chance que nous avons de vivre des moments si forts dans un endroit magique et mythique.

Lundi 5 septembre – stationnaire dans les dunes.100km de la frontière chinoise.

Tout le monde doit être prêt pour 9 h, surprise!

Une caravane de  onze chameaux nous attend au pied des camions pour la ballade du jour. Deux chameliers nous accompagnent, nous voici tous calés entre les deux bosses pour une ballade dans les dunes. C’est assez confortable, mais les chameaux ça puent du bec! Le grand jeu consiste à faire sortir son chameau de la caravane et d’essayer de le faire trotter à l’insu de nos guides qui ne sont pas d’accord. Puis journée tranquille dans les dunes, balade au coucher du soleil sur la crête. Nous affinons notre technique pour faire chanter les dunes. Quelle expérience! C’est un vrai chant, avec différentes notes, assez graves qui font vibrer la dune jusqu’à sa base. On les entend la nuit depuis les camions. J’avoue que c’est une expérience mystique que de s’allonger sur la crête d’une dune au coucher su soleil et de l’entendre chanter.

C'est la rentrée des classes, Joséphine part à l'école

En route, chacun sur son chameau

Un chameau, ça se mène parle bout du nez !

On ne s'en lasse pas

Mardi 6 septembre 27982 km

Cela fait 2 jours que nous sommes là, et nous mesurons la chance que nous avons de disposer de temps. Nous voyons plusieurs wagons de touristes qui font dans la même journée le canyon et les dunes. Ils restent au maximum 1H30 dans chaque site. C’est un vrai luxe que nous apprécions que de pouvoir rester ou bon nous semble, le temps qui nous convient pour pleinement apprécier un lieu. Et il faut du temps. Parfois je me dit même qu’il en faudrait encore plus: je suis curieux de vivre la Mongolie l’hiver quand il fait très froid. Nous allons bientôt en avoir un aperçu (léger).

Réveil tardif, après une nuit très ventée, hier 30°C, ce matin 12°C! Du coup, nous quittons ce bivouac de rêve sous un ciel gris et froid sans remords.

Les équipages Escarman et 4zi2 se séparent, vraiment cette fois. Nous prenons le temps dans ce désert magique tandis que Pol, Eliane et les enfants partent vers UB pour la course aux visas chinois. Ils prennent le Transmongolien le 10 septembre pour Pékin. Teamboulot et 4zi2 continuent leur route sagement à travers le Gobi vers le nord.

Un jour sous 30°C dans les dunes, le lendemain sous la neige à 0°C, nous commençons a toucher du doigt ce que l’on lit dans les guides: La Mongolie , l »immense pays à l’immense amplitude thermique de + 40°C à -40°C dans l’année, mais une amplitude thermique d’au moins 25°C dans une même journée. Nous suivons une vallée qui se transforme petit à petit en canyon rocheux, perdu dans la brume. Nous zigzaguons entre les falaises noires et déchiquetées dans la brume et sous la neige. C’est à la fois angoissant et magique. Nous passons d’un monde à un autre, très belle piste dans le lit de la rivière asséchée. Après le passage d’un col à plus de 2000m, nous bivouaquons dans une pleine pas très loin de la piste. Pour la première fois, nous mettons le chauffage en route ce soir dans le camion, menu du soir adapté au froid: cassoulet!

Une vallée fantomatique

Mercredi 7 septembre 28102 km

Réveil dans la steppe du désert de Gobi: on ouvre les rideaux, tout est blanc! Il a neigé cette nuit, il fait 0°C! Le sol est blanchi par 3 à 4 cm de neige suffisamment pour perdre la fameuse trace !

2 jours plus tard, nous serons en tee shirt, puis à nouveau la neige ... ça fait un peu la gueule !

Nous nous équipons pour la promenade matinale avant de chercher la trace, les toques fourrées renard que nous avons achetés dans le sud Gobi ont été étrennées: c’est très confortable et surtout très chaud.

Bien au chaud

Rapidement nous prenons la piste, chauffage à fond dans la cabine, nous imaginons l’hiver, la steppe, le vent glacé…

Immense steppe désertique parsemé de quelques troupeaux, nous franchissons un autre col moins haut que celui d’hier et passons par 2 localités indiquées sur nos cartes, mais sur place, il ne reste que les ruines de 1 ou 2 bâtiments de l’ère soviétique.

L’horizon apparait à nouveau et la neige disparait , il fait 8°C, nous croisons d’énormes camions et semi-remorques toujours en convoi par 3 ou 4 avec des chargements impressionnants, du matériel pour l’extraction de minerai.

Comment ont-ils pu arriver jusqu’ici? Il faut dire que ce sont les seules pistes, donc mieux que rien ! Leur moyenne est bien supérieure à la notre, en général il nous double a fond, en faisant coucou, bien accroché à leur volant, nous laissant dans un beau nuage de poussière. Nous passons à Gutchin Us, petite agglomération qui existe sur les cartes et aussi dans la réalité, déjeuner rapide dans une cantine, dzoog et quelques courses, toujours impossible de trouver du pain dans le sud.

Sur la carte, il y a un village, dans la réalité que des couleurs !

Jeudi 8 Septembre – Anniversaire de Gustave, 9 ans

Les 9 ans de Gustave

La prochaine fois, la fin de notre séjour en Mongolie: Nous avons laissé 4zi2 pour partir à cheval vivre sous la yourte; Chacun son cheval, dans une vallée verte, avec des yourtes au fond: un grand moment plein d’émotions en famille.

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2 Responses to Karakorum et désert de Gobi

  1. Boulot Père says:

    Bonjour le team.votre voyage est de plus en plus passionnant! Bravo,quelle aventure.
    Soyez prudents,à bientôt,je vous embrasse affection.

  2. Aurélia says:

    Caroline,
    Chouettttttttttttttttttttttttttttttttttte je trouve enfin votre blog !!!!
    C’est Léa qui m’a informé et oui le tour remarche de nouveau du coup retour à Cognin après un stage de 30h de tour à St Quentin la Poterie cet été.
    Le tour des Vivets est terminé alors on est bien heureux de suivre maintenant le votre. Votre camion est superbe. Je suis vraiment heureuse pour vous, je me souviens du jour où tu m’as dit nous aussi on partira !!!!
    On vit un peu par procuration du coup coté voyage, mais nous nous sommes fait la promesse de partir aussi, un lacher prise comme ça c’est pour nous la VRAIE VIE !!!!!
    Nous sommes partis cet été 3 semaines en Grèce avec notre petit fiat ducato (Venise Patras en bateau).
    Nous penson partir 1 ou 2 mois l’année prochaine en Pologne.
    Je ne bosse pas, pas de boulot dans la culture, alors sobriété heureuse !!!
    Pleins de gros bisous à vous 6, on est avec vous dans la pensée.
    Aurélia